MAE libyen: « L’Algérie a un rôle incontournable dans toute réunion concernant la Libye»

date 2016/10/04 views 1253 comments 0
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icon-writer Oualid. A / version française: Moussa. K

En réaction à la non-invitation de l’Algérie pour assister à la réunion de Paris sur la Libye, le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel a annoncé la tenue fin octobre de la réunion du Comité des cinq avec les pays de voisinage de la Libye.

La prochaine réunion qu’abritera Niamey (Niger) est intervenue à l’initiative de l’Union africaine (UA) dans le cadre du suivi de la situation qui prévaut en Libye, a indiqué le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes lors d’une conférence de presse animée conjointement avec le ministre libyen des affaires étrangères, Mohamed Tahara Siala, qui fait partie de la délégation libyenne, en visite  actuellement en Algérie, dirigée par le président du Conseil présidentiel du gouvernement de l’entente nationale de Libye, Fayez El Sarraj. 

Par ailleurs, Messahel a évoqué la réunion du Comité des cinq avec les pays de voisinage qui sera consacrée ,fin octobre en cours, au suivi de la situation en Libye, sans pour autant préciser l’endroit où elle devra avoir lieu.

De son côté, le chef de la diplomatie libyenne a manifesté son étonnement de la non-invitation de l’Algérie à la réunion de Paris. « Nous avons la certitude que l’Algérie est un des pays incontournables dans toute réunion consacrée à la question libyenne», a-t-il affirmé non sans vanter le rôle de l’Algérie dans la résolution de la crise libyenne à travers les réunions qu’elle ait organisées.

Le ministre libyen a fait savoir que son pays ait officiellement demandé à l’Algérie les mécanismes de son expérience dans la réconciliation et les législations qui y étaient promulguées dans ce sens. « Nous allons bénéficier de la politique de la concorde civile qui n’a abouti que grâce à la sagesse du président Bouteflika », soutient-il, affirmant la forte conviction du conseil présidentiel que la solution à la crise en Libye est tributaire d’une vraie réconciliation globale impliquant tous les Libyens.

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