Fillon…grand partisan du colonialisme aux portes de l’Elysée

date 2016/11/22 views 1290 comments 2
author-picture

icon-writer Mohamed Meslem / version française: Moussa. K

Nombreux sont les observateurs qui prédisent une nouvelle tension entre l’Algérie et la France étant donné la droite, présentée par l’ancien premier ministre français, François Fillon (LR) s’approche de plus en plus de l’Elysée.

Notons que le quinquennat du président socialiste, François Hollande a été relativement caractérisé par un apaisement de la tension qui a quasiment atteint son paroxysme du temps de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy.

Rappelons que l’ancien premier ministre français, François Fillon a remporté le premier tour des primaires à droite devant l’ancien chef de la diplomatie française, Alain Juppé qui avait effectué une visite en Algérie en tant que ministre avant de la visiter, il y a un an, en tant que candidat à la primaire de droite et éventuellement candidat à la présidentielle française en 2017. 

Force est de souligner que Nicolas Sarkozy a essuyé un échec cuisant lors de cette élection en se voyant écarté de la course, en décidant par conséquent de quitter l’arène politique.    

Dans les sondages, la côte de  popularité de François Hollande, qui n’a toujours pas annoncé sa candidature à sa propre succession, continue de fléchir.

Ces données sont de nature à donner plus de chances à François Fillon pour être élu en mai 2017 président de la République française.

Le vainqueur du premier tour des primaires à droite est considéré comme un des défenseurs acharnés en faveur du retour du colonialisme, et un des opposants à la reconnaissance de crimes perpétrés par l’armée coloniale française.

D’ailleurs, lors d’un meeting tenu en août dernier, Fillon n’a pas hésité de présenter le colonialisme comme « un partage de culture », en tentant de dédouaner l’armée coloniale  estimant que « la France n'est pas coupable d'avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d'Afrique», ajoutant que « la France n'a pas inventé l'esclavage ».

D’autre part, il a fustigé les enseignements scolaires français qui « apprennent à avoir honte de son pays».

La sortie de prétendant à la présidence française ne fait qu’affirmer la démarche prise par l’UMP (Les Républicains actuellement) en 2005 en faveur de l’instauration d’une loi glorifiant le colonialisme.

  • print