Messahel: « L’existence de bases étrangères aux pays voisins ne nous concerne pays »

date 2016/11/29 views 868 comments 5
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icon-writer Hassen Houicha / version française: Moussa. K

Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel a indiqué que la présence de bases étrangères dans les pays de voisinage ne concerne pas l’Algérie, expliquant que tout pays doit assumer ses responsabilités en autorisant les drones américains d’effectuer des tirs à partir de son sol.

Dans son allocution prononcée lundi en marge d’ouverture des travaux de la 4e session plénière du Groupe de travail du Forum Global de lutte contre le Terrorisme (GCTF) sur le renforcement des capacités au Sahel (GTS) à Alger, le ministre a souligné que ce qui se dit autour de la présence des bases militaires étrangères dans les pays voisins et ses conséquences sur les efforts, le processus de médiation et la lutte contre le terrorisme ne concernent pas l’Algérie.

« Parler de la présence des bases étrangères ne nous concerne pas », a soutenu Messahel, ajoutant: « Dans la relation entre les Etats, certains pays ont  besoin d’aides en matière de la formation et de la lutte antiterroriste ». 

Interrogé sur son attitude vis-à-vis de l’autorisation des drones américains de lancer des tirs depuis le sol tunisien, le représentant du gouvernement dira sans ambages qu’il n’ait pas de commentaire à faire là-dessus.

« Tout pays doit assumer les responsabilités de ses actes », a-t-il précisé, avant de poursuivre: « Il y a une opinion publique tunisienne qui a réagi…ça concerne les Tunisien ».

Par ailleurs, il a annoncé la visite, prochainement, en Algérie du chef de gouvernement libyen d’union nationale, Fayez El Sarraj, affirmant la médiation de l’Algérie avec toutes les parties libyennes, assurant que l’Algérie a reçu des représentants de différentes factions du pays voisin.

En outre, Messahel a tenu à réitérer le fait que les autorités algériennes insistent à ce que le dialogue soit intra-libyen, ajoutant que la solution est entre les mains des Libyens eux-mêmes.

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