Le choléra se répand au Yémen et fait 115 morts

date 2017/05/15 views 522 comments 0
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icon-writer Agences

Le choléra se répand rapidement au Yémen, faisant 115 morts en deux semaines dans ce pays pauvre, dont les infrastructures hospitalières ont été fortement endommagées par deux ans de guerre et où la qualité de l’hygiène s’est fortement dégradée.

L’afflux des malades, souffrant de diarrhée et de vomissements, dépasse de loin les capacités d’accueil des centres hospitaliers, toujours opérationnels malgré la guerre.

115 tués en deux semaines

«Nous sommes maintenant confrontés à une grave crise de choléra », a déclaré Dominik Stillhart, directeur des opérations du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), lors d’une conférence de presse dans la capitale Sanaa, au terme d’une mission au Yémen.

Citant un bilan du ministère yéménite de la Santé, il a indiqué qu’entre le 27 avril et le 13 mai 115 personnes étaient mortes du choléra et plus de 8 500 cas suspects avaient été recensés dans 14 provinces du Yémen.

La maladie s’est répandue et le bilan s’est rapidement alourdi. Jeudi, le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU avait confirmé 58 cas de choléra et fait état de 47 décès et de 2 301 cas suspects dans dix provinces.

Une hygiène qui se dégrade fortement à Sanaa

Le manque d’hygiène à Sanaa, où la situation a empiré la semaine dernière avec une grève des éboueurs qui réclamaient leurs salaires impayés, « est un phénomène qui menace notre communauté », s’est inquiété un habitant, Ashraf Al-Hadi, qui en veut au gouvernement rebelle qui administre la ville. Des tas d’ordures nauséabondes ont jonché pendant plusieurs jours les rues et les places de la capitale, contribuant à la dégradation de l’hygiène dans la ville. Après un débrayage d’une dizaine de jours, les éboueurs ont repris le travail ce week-end, au grand soulagement de la population.

Mais les centres hospitaliers sont débordés par un afflux massif de malades présentant des symptômes du choléra. « Il y a jusqu’à quatre patients atteints du choléra dans un seul lit », a déploré le responsable du CICR. « Certains patients restent dans le jardin ou même dans des voitures avec leurs équipements de perfusion intraveineuse pendant à la fenêtre » du véhicule, a-t-il ajouté devant les journalistes à Sanaa.

Mohammed Mahdi, alité dans un hôpital de Sanaa, explique avoir eu la diarrhée et des vomissements après avoir « mangé avec sept amis dans un restaurant » de la ville.

 

 

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