La tripartite…l’apaisement ou le reproche?

date 2017/07/30 views 583 comments 0
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icon-writer Mohamed Meslem / version française: Moussa. K.

La rencontre de ce dimanche entre le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune avec le patron du FCE, Ali Haddad et le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd est la première rencontre en face-face après l’incident survenu à l’Ecole supérieure de la sécurité sociale, suivi d’une pluie de "mises en demeures" envoyées au groupe ETRHB.

Ces deniers jours, les Algériens auraient insisté à une vive tension entre le nouveau chef de l’Exécutif, d’une côté et le propriétaire du groupe ETRHB de l’autre.

Pointé du doigt et sommé de rattraper le retard qu’accusent les projets qui lui ont été confiés, Haddad a tenté de sortir de la tourmente et d’expliquer la situation de chaque projet à travers des articles de presse.

Hormis l’incident de l’ESSS, rien ne renseigne d’une éventuelle détérioration de la relation entre Tebboune et Haddad, et que tout ce qui a été dit sur les projets du plus grand groupe du pays n’est en réalité que des décisions basées sur des règles règlementaires qui concernent les retards dans la réalisation et le non-respect des cahiers des charges.

Idem pour la relation Tebboune-Sidi Saïd, dont le dernier aurait choisi le camp du "patronat". En effet, aucune nouvelle n’a filtré du moins officiellement sur une dégradation de la relation entre les deux hommes.

Ce qui explique que la soi-disant crise entre les trois hommes n’ait pas pris de tournures dangereuses, c’est bel et bien la convocation d’une réunion dans ce timing plutôt sensible. Et s’il y avait réellement une crise, la réunion n’aurait pas lieu, sauf en cas de décision venue d’en haut préconisant de contenir la crise de sorte d’éviter des développements aux conséquences calamiteuses. 

Ce qui montre encore que la crise n’est au fond qu’une tempête dans un verre, c’est que Haddad reste imperturbable à la tête du FCE, en dépit des informations et des spéculations indiquant que son prédécesseur Réda Hamiani serait en train de se préparer pour retrouver son poste.

Pareil pour le patron de la Centrale syndicale qui aurait corrigé son tir, dont le poste n’est pas menacé. C’est ce qu’atteste en tout cas la solidarité des 12 membres du secrétariat national ayant démenti tout mouvement de redressement contre Sidi Saïd.

Reste à savoir si la rencontre entre Tebboune, Haddad et Sidi Saïd consiste à l’apaisement où au reproche.

 

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