Sénat français: Faute d’accord avec le MSP, Sellal viré de son poste

date 2017/08/01 views 1269 comments 1
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icon-writer Abderrazak. B. / version française: Moussa. K.

Un nouveau rapport du Sénat français a affirmé que la destitution de Abdelmalek Sellal au lendemain des élections législatives était dû au fait qu’il n’ait pas convaincu le MSP de participer au gouvernement.

C’est ce que dénote un rapport réalisé le 27 juillet 2017 par les membres du Sénat français et publié sur le site officiel de cette instance sous le titre: "  Le volet méditerranéen de la politique de voisinage: le cas de l’Algérie".

"Alors qu'il était annoncé reconduit dans ses fonctions, le Premier ministre Abdelmalek Sellal,  en poste depuis 2012, a finalement été remplacé par Abdelmadjid Tebboune ", a indiqué le même rapport au sujet de remaniement ministériel opéré en mai dernier.

"L'échec de  Sellal à trouver un accord avec l'alliance MSP-FC pour une entrée au gouvernement est présenté par les observateurs comme un des motifs de son éviction", estiment les rédacteurs du rapport.

Pour ce qui est des législatives du 4 mai 2017, "les élections législatives n'ont pas débouché sur une remise en question des équilibres politiques", souligne le même document.

"Le recul du FLN est pour partie lié aux affaires de corruption et aux scandales - certains candidats ayant payé pour figurer sur des listes électorales - qui ont fragilisé sa campagne", explique-t-on la baisse du nombre de sièges obtenus par le vieux parti (161) contre (207 ) en 2012.

"Le rééquilibrage au profit du RND  (64 sièges en 2012, 100 en 2017) semble également traduire une lutte d'influence autour du Président de la République", estime encore le rapport de la commission européenne.

"Les partis islamistes n'ont, de leur côté, que faiblement progressé", estiment-ils avant d’ajouter que : " Ce léger rebond est plus faible qu'espéré".

Le même rapport impute également le recul des partis islamistes, dont le MSP, à la "fraude électorale".

"Il n'existe pas de réelle pression populaire en faveur d'une évolution du régime (ouverture)", soutient le rapport en ce qui concerne la situation politique du pays.

"Abdelaziz Bouteflika dispose d'une réelle légitimité, acquise notamment à l'issue de la décennie noire", explique le document, faisant référence à la réconciliation nationale.

"L'hypothèse d'une candidature à un cinquième mandat en 2019 n'apparaît d'ailleurs pas exclue", estiment les rapporteurs.

"Cet attentisme relève pour partie d'une certaine réserve à l'égard du « Printemps arabe », dont le régime algérien n'a cessé de souligner les risques en rappelant le souvenir de la guerre civile qui a frappé le pays dans les années quatre-vingt-dix. 200 000 personnes ont été tuées et 20 000 ont disparu au cours de la « décennie sanglante»",  selon ce rapport de la Chambre haute du parlement français.

"Les exemples libyens et syriens ou l'émergence du terrorisme au Sahel viennent étayer cette présentation d'un Printemps arabe  synonyme de déliquescence des États", note-il.

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