Des ambassadeurs veulent des "réponses officielles" sur la crise financière en Algérie

date 2017/08/05 views 1488 comments 2
author-picture

icon-writer Samira Belâamri / version française: Moussa. K.

Les ministres de l’Industrie, du Commerce et des Finances ont battu le record en termes d'audiences accordées aux ambassadeurs européens et asiatiques.

Cela intervient au moment où le gouvernement ait pris une série de mesures en faveur de réduction de la facture d’importation. Des mesures qui n’ont d'ailleurs pas manqué de susciter des réserves des partenaires de l’Algérie, essentiellement ceux de l’Union européenne (UE).

Un certain nombre de diplomates européens et asiatiques ont remarquablement intensifié leurs visites dans différents ministères.  Vingt-cinq (25) visites étaient organisées en moins de deux mois, a-t-on appris de certaines sources.

En effet, ces diplomates souhaitent à travers leurs entrevues d’avoir accès à plus d’informations concernant les nouvelles mesures du gouvernement inhérentes à la révision du projet des zones industrielles, modes d’octroi du foncier industriel, les avantages d’investissement et le gel de l’étude des projets de montage de véhicules décidé par le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune. 

En mai dernier, le chef de l’Exécutif a affirmé lors d’une rencontre avec des responsables européens que les mesures du gouvernement visaient à réaliser trois axes essentiels, à savoir la rationalisation de la facture d’importation, la préservation  du produit national et du consommateur.

De l’avis de Tebboune, de telles mesures n’affecteront en aucun cas les engagements de l’Algérie en faveur de la mise en œuvre des accords conclus avec l’Union européenne (UE).

Par ailleurs, il a proposé de créer un partenariat parallèle de sorte d’assurer la réalisation de projets d'investissement communs en Algérie, ce qui bénéficiera à ses yeux aux deux parties algérienne et européenne.

D’après les mêmes sources, les ambassadeurs ayant eu des entretiens avec le ministre des Finances auraient demandé des éclairages sur la situation financière du pays; fortement affectée par la baisse drastique de la rentre pétrolière.

C’est dire que Bruxelles n’a toujours pas digéré la décision prise par les autorités algériennes en faveur de la réduction des importations.

  • print