Washington-Moscou : Une guerre diplomatique se déclare

date 2017/09/02 views 484 comments 0
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icon-writer Echoroukonline :H.R

La Russie a accusé vendredi les États-Unis de menacer la sécurité de ses ressortissants et d'ignorer l'immunité diplomatique par des perquisitions du FBI prévues dans son consulat à San Francisco, qu'elle a été sommée de fermer avant samedi.

«Les services spéciaux américains ont l'intention de mener le 2 septembre une perquisition dans le consulat de San Francisco, y compris les appartements des employés qui vivent dans le bâtiment et bénéficient d'une immunité», a déclaré dans un communiqué la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

Cette mesure «crée une menace directe pour la sécurité de citoyens russes», a-t-elle ajouté.

Les États-Unis ont ordonné jeudi à la Russie de fermer avant samedi son consulat à San Francisco et ses missions commerciales à Washington et New York, répondant par «réciprocité» à la réduction imposée par Moscou du nombre d'employés et de diplomates de la représentation diplomatique américaine en Russie. Moscou a aussitôt fustigé une «escalade» des tensions «initiée» par Washington.

Mme Zakharova a indiqué que le FBI avait ordonné aux diplomates russes de quitter leur logement entre 10 et 12 heures avec leurs familles.

«Il s'agit d'une intrusion dans un consulat et les logements de personnel diplomatique, en outre ils sont eux-mêmes jetés dehors pour qu'ils ne gênent pas les agents du FBI», a-t-elle ajouté.

«Nous protestons résolument contre les actes de Washington qui ignorent le droit international et, comme il est d'usage dans la diplomatie, nous nous réservons la possibilité de prendre des mesures de rétorsion», a-t-elle poursuivi.

La fermeture du consulat russe de San Francisco intervient alors que près des deux tiers du personnel des représentations diplomatiques américaines en Russie ont quitté vendredi ambassade et consulats, illustration de l'échec de la Maison-Blanche et du Kremlin à améliorer leurs relations sept mois après l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, qui avait présenté la normalisation des relations comme un des ses objectifs.

 

 

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