Putréfaction des viandes de l’Aïd El Adha : La polémique refait surface

date 2017/09/04 views 699 comments 0
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icon-writer Zahira Medjrab/version française : Rachel Hamdi

Le scénario de putréfaction de la viande après l’abattage des moutons revient encore cette année .plusieurs familles ont constaté un état de pourriture très avancé sur de différentes parties de la bête sacrifiée.

Ce phénomène relance de nouveau le débat sur l’alimentation et l’élevage du cheptel .Plusieurs cas de viandes dégradées ont été signalés dans plusieurs wilayas dès le premier jour de l’Aïd El Adha.

Tout comme la capitale, les autres villes du pays, des citoyens ont dénoncé la putréfaction de leur moutons sacrifiés, dont plusieurs parties prenaient une couleur verdâtre .La viande était notamment malodorant.

L’association de protection et de l’orientation  du consommateur et son environnement (APOCE) a déclaré avoir reçu plusieurs plaintes de citoyens qui ont vu leurs moutons putréfiés au lendemain du jour du sacrifice.

Des photos reçues de plusieurs régions ont été rendues publiques par la même organisation qui a appelé les citoyens à soumettre des échantillons de viande à l’analyse en laboratoire pour déterminer les risques sur la santé du consommateur.

«La putréfaction de la viande avec une odeur fétide est un phénomène très naturel si les conditions d’hygiène, d’abattage t de conservation ne sont pas respectées »,a affirmé un membre de l’Apoce.

Pour le moment la gendarmerie nationale ainsi que les services compétents de la police continuent de mener leur enquête. Les services spécialisés du ministère de l’Agriculture ont, de leur côté, effectué des prélèvements au niveau du laboratoire central vétérinaire et des échantillons ont été envoyés aux laboratoires de la gendarmerie nationale.

Rappelons qu’en 2016, une enquête ouverte pour déterminer les raisons de la putréfaction des viandes avait conclu que celle-ci était provoquée par le surdosage de compléments alimentaires dans les aliments donnés aux moutons destinés à la vente pour l’Aïd.

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