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El Djazairi défend les résultats de la réconciliation devant le CAT : L'état d'urgence n'entrave pas l'état de droit

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   Elle a révélé que jusqu'à présent, 1455 personnes ont été réintégrées dans leurs postes de travail initial, alors qu'il a été décidé d'indemniser 3734 autres personnes, ce qui donne un total de 5930 personnes sur les 11395 dossiers déposés par les citoyens qui ont perdu leur emploi pour des raisons liées à la tragédie nationale.  L'Algérie a répondu, à travers son représentant auprès des Nations Unies Idriss El Djazairi, qu'elle refusait la remise en cause de la charte pour la paix et la réconciliation nationale soulignant qu'elle n'était pas modifiable et que c'était le peuple qui l'avait adoptée. El Djazairi ajoute que personne n'a dicté au peuple algérien la voie à choisir pour en finir avec l'effusion de sang et entamer la reconstruction du pays. Il répond ainsi aux critiques émises par certaines ONG et associations de disparus au sujet du contenu de la charte.  Abordant l'application effective de la charte, la délégation algérienne a fait état de 24618 dossiers déposés pour bénéficier des dispositions d'indemnisation. Quant à l'enveloppe dégagée à cet effet, elle dépasse les 30 milliards 700 millions de dinars.Dans le cadre de l'indemnisation des familles dont l'un des membres a été impliqué dans des faits liés au terrorisme, parmi les 13100 dossiers qui ont été déposés, 7479 ont été acceptés après étude dont 5730 déjà traités avec une enveloppe atteignant 4 milliards 200 millions de dinars. Sans parler des personnes qui ont été réintégrées dans leur poste ou qui ont été dédommagées après leur licenciement. Dans son exposé lors de l'examen périodique de la situation en Algérie, l'ambassadeur algérien a insisté sur la nécessité de centrer le débat sur les droits de l'homme et d'éviter d'instrumentaliser cette question à des fins politiques. Idriss El Djazairi est revenu sur le combat mené par l'état contre le terrorisme et le lourd tribut payé dans ce combat. Répondant aux experts du comité contre la torture (CAT) qui ont appelé à la levée de l'état d'urgence, El Djazairi explique que l'état d'urgence n'est qu'une continuité de l'état de droit dans des conditions exceptionnelles. Il indique que l'état d'urgence est une mesure de sécurité décidée par l'état dans le cadre de ses missions permanentes pour garantir le bon fonctionnement des institutions et du service public et la préservation des personnes et de leurs biens. 

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