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La presse européenne partagée après le mini-sommet européen

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  • L'Europe renonce à un plan de sauvetage conjoint contre la crise", titrait  à Madrid El Pais (centre-gauche), en estimant que l'Union européenne "n'a pas  les institutions nécessaires pour répondre (à la crise) comme les Etats-Unis".
  • "L'Union européenne tient", commentait, à l'inverse, à Rome, le Corriere  della Sera, le plus grand quotidien italien, en titrant sur la volonté affichée  des quatre grands pays européens de "défendre les banques".
  • En France comme en Suisse, plusieurs journaux relèvent le rôle joué par le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union  européenne.
  • "Sarkozy voit (la crise financière) comme un challenge personnel", écrit le  journal zurichois Neue Zürcher Zeitung (NZZ).
  • "Sarkozy bouscule l'Europe", titre, à Paris, le Journal du Dimanche, en  estimant que ce sommet va permettre d'aboutir à "de nouvelles règles du jeu  pour l'économie mondiale".
  • Les quatre membres européens du G8 - France, Grande-Bretagne, Allemagne,  Italie - ont dressé samedi un catalogue de mesures pour faire face à la crise  financière et pris l'engagement solennel de soutenir les banques européennes.  Mais ils n'ont pas endossé l'idée d'un fonds européen de soutien, avancée avant  la réunion mais catégoriquement rejetée par l'Allemagne.
  • A Rome, le ton était globalement positif, la presse relevant la proximité  des vues entre le chef du gouvernement Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy.
  • L'Europe répond (bien) à l'Amérique", estimait un analyste du journal  économique Il Sole-24 ore, selon lequel les résultats du sommet dépassent "les  attentes les plus optimistes".
  •  "En ces temps marqués par une excitation exagérée et une perte de confiance  diffuse, cette voix tranquille mais déterminée de l'Europe peut offrir une  contribution précieuse à la pacification du marché financier", conclut cet  analyste.
  • Optimiste lui aussi, le Corriere della Sera tempère cependant, en écrivant  que "beaucoup dépendra de la suite qui sera donnée par l'Eurogroupe et l'Ecofin  lundi, puis par la Commission européenne et la Banque centrale européenne".
  • La Repubblica (centre-gauche) souligne pour sa part la convergence de vues  entre Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy sur l'idée d'un fonds commun  européen pour sauver le système bancaire. Mais la bataille "était perdue  d'avance puisque Angela Merkel et Gordon Brown y étaient catégoriquement  opposés".
  • En Espagne, un pays de l'UE absent du sommet, les grands journaux se  montrent plus critiques après cette réunion limitée aux seuls pays européens  membres du G8, et qui apporte, selon El Mundo (centre-droit), une "réponse  tardive et désunie de l'Europe à la crise".
  • L'UE "a de nouveau montré sa cohésion précaire et son manque de cohérence",  ne parvenant pas à "dissiper le mal-être provoqué par cette réunion polémique",  qui n'a pas inclus la totalité des 27 pays de l'UE, commente le journal catalan  El Periodico.
  • ABC (conservateur) regrette lui que "tous les responsables des économies  les plus importantes d'Europe n'aient pas été présents".  "La crise financière semble plus profonde aux Etats-Unis" mais "au sein de 
  • l'UE, une crise moindre pourrait être plus dévastatrice en l'absence  d'architecture institutionnelle et de volonté politique", avertit El Pais.
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