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Hypertension artérielle: la prévalence reste à un niveau "très bas" en Algérie

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La prévalence de l'atteinte de la cible tensionnelle (PACT) "reste à un niveau très bas" en Algérie, soit 23,5%, selon une étude scientifique menée sur un échantillon de 2.425 patients hypertendus.

  •   Cette PACT conditionne ainsi l'"efficacité" du traitement anti-hypertenseur dans la population étudiée, a indiqué le professeur Djamel-Eddine Nibouche, cardiologue au CHU Nafissa-Hamoud (ex-Parnet), à l'occasion du congrès international de la Société algérienne de cardiologie.
    L'étude, réalisée en collaboration avec les laboratoires Sanofi-Aventis, a été menée entre mars et août 2007, touchant 2.425 patients hypertendus dont 1.534 femmes et 891 hommes âgés de plus de 18 ans, traités et suivis en ambulatoire (consultation) par 123 médecins (64 généralistes, 37 internistes et 22 cardiologues).
  • Pour Pr. Nibouche, cette prévalence est "variable" en fonction de plusieurs paramètres. "Elle est meilleure chez le sujet de sexe féminin (24,8%) par rapport au sujet de sexe masculin (21,1%) et aussi chez le patient suivi par un cabinet privé que par un établissement public", a-t-il dit, expliquant cela par le fait que la relation médecin-malade, en Algérie, "est meilleure en consultation privée".
  • Qualifiant de facteur "important" la pathologie que présente le patient, il a estimé que la prévalence de l'hypertension artérielle est plus élevée en cas d'absence de pathologie associée : diabète, insuffisance rénale (34%), alors que la prévalence la plus basse est retrouvée chez le sujet diabétique (9,7%). "Ceci s'explique, a-t-il dit, par les nombreuses médications imposées au patient diabétique (diminution de l'observance, coût élevé) et l'exigence d'un objectif tensionnel strict de 130/80".
  • Cette prévalence est suivie par celle de l'insuffisant rénal (13%), s'expliquant aussi par les mêmes raisons (objectif strict, polymédication, coût).
  • L'étude classe le tabagisme en 3ème position avec une prévalence de 18,1%. Cette "faible" prévalence peut s'expliquer par la personnalité propre au sujet tabagique et par la difficulté à atteindre la cible tensionnelle en raison de l'effet antagoniste du tabac sur l'efficacité des anti-hypertenseurs, a-t-il dit. La meilleure prévalence (34,8%) est retrouvée dans la tranche d'âge la plus jeune (avant 35 ans), précise l'étude, notant que plus l'âge augmente et plus la prévalence diminue. "Les chiffres tensionnels plus élevés et la rigidité artérielle plus importante peuvent donner une explication à cela", a fait savoir le professeur.
  • Il est à noter que l'augmentation du nombre d'anti-hypertenseurs influe négativement sur l'atteinte de la cible tensionnelle (24,8%) pour la mono ou la bithérapie et 18,5% pour la trithérapie. L'étude PACT montre que des efforts importants doivent se réaliser afin d'améliorer la prévalence de l'atteinte de la cible tensionnelle, en particulier chez le sujet diabétique ou insuffisant rénal, afin de diminuer la morbi-mortalité de cette redoutable affection.
  • Eduquer et assister le patient hypertendu à adhérer au traitement, choisir en associant des hypertenseurs adaptés et utiliser un emballage à emploi unique indicatif du jour de prise, tel qu'un emballage à pression figurent parmi les recommandations de cette étude.

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