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Abdelaziz Bouteflika et Mohamed VI

Le Maroc tente de saborder la rencontre de Genève placée sous l’égide de l’ONU qui traitera de la question sahraouie. C’est en tout cas ce qu’ont indiqué certaines sources bien informées qui révèlent que “la question n’a rien à voir avec les négociations et que la table ronde de Genève intervient dans un contexte autre que celui au cours duquel ont eu lieu les discussions de Manhasset, il y a quelques années. Pour preuve, les parties qui prendront part à cette rencontre, en l’occurrence le Maroc, l’Algérie, le Front Polisario et la Mauritanie ont reçu des invitations ayant un même contenu”.

En effet, l’invitation de l’Algérie pour y prendre part en tant qu’observateur a suscité un choc, ce qui contredit la thèse selon laquelle les discussions se font avec l’Algérie et non pas avec le Front Polisario.

“La participation de l’Algérie à la rencontre de Genève ne serait pas un atout pour le Maroc dans la mesure où elle prendra part en tant qu’observateur et non en tant que partie au conflit ! C’est ce qu’a affirmé le porte-parole algérien des Affaires étrangères”, a soutenu Ahmed Noureddine, enseignant chercheur dans les Affaires maghrébines.

“A l’heure qu’il est, l’ONU n’a jamais défini l’Algérie comme partie au conflit sahraoui ni dans ses communiqués, ni dans l’invitation qui lui était envoyée ainsi qu’à la Mauritanie. De ce fait, parler d’un acquis serait une tentative de justifier l’acceptation de participation à la rencontre de Genève sans que des conditions objectives, que nous avions citées à plusieurs reprises, ne soient réunies, et ce pour éviter à notre diplomatie de tomber dans des erreurs ou de faire des concessions qui pourraient porter atteinte à notre sacro-sainte affaire dans la défense de l’unité du pays et la protection de l’intégrité territoriale”, a estimé l’enseignant chercheur pour qui : “Il est utile de rappeler que la reprise inconditionnelle des discussions était à la base une revendication algérienne. En vérité, le régime algérien s’est concentré depuis deux ans sur cette donne tactique”.

Selon l’interlocuteur, “la reprise des pourparlers par le Maroc est en soi une reconnaissance du projet sahraoui”, estimant que “le Front Polisario s’assoit uniquement aux côtés du Maroc pour donner l’impression que le Front était toujours là et que son projet jouit d’un soutien international”.

Ainsi, il reconnaît que la diplomatie de son pays était tombée dans le piège dès lors que “le ministère des affaires étrangères ait accepté de s’asseoir à une table de discussion avec les Sahraouis…”.

Abdeslam Sekia / Traduit par: Moussa. K.

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