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D.R

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a critiqué les États-Unis après que le porte-parole du Pentagone a assuré que les bénéfices tirés des gisements pétroliers syriens étaient versés aux Forces démocratiques syriennes.

Les États-Unis n’ont pas le droit de gérer les bénéfices provenant de l’exploitation des champs pétroliers syriens, a déclaré samedi 9 novembre le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, commentant les récents propos du porte-parole du Pentagone, Jonathan Rath Hoffman.

«Personne n’a le droit de disposer des richesses syriennes. Venir ici à une distance de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres et parler de l’évaluation des gisements de pétrole de ce pays est contraire au droit international. Ils (les États-Unis) admettent ouvertement qu’ils s’y trouvent en raison des champs pétrolifères. Or, ceux-ci appartiennent au peuple syrien», a indiqué M.Cavusoglu.

Le porte-parole du Pentagone, Jonathan Rath Hoffman, avait précédemment assuré que les États-Unis ne touchaient pas les bénéfices tirés des gisements pétroliers syriens, mais les reversaient aux Forces démocratiques syriennes (FDS).

Le pétrole syrien et les projets de Washington

Près de 90% de la production pétrolière syrienne est concentrée sur la rive est de l’Euphrate, qui était auparavant un bastion et la principale source de revenus des terroristes de Daech*. À l’heure actuelle, ces régions se trouvent principalement sous le contrôle des FDS, forces kurdes alliées des États-Unis.

En octobre, Donald Trump, qui avait auparavant annoncé son intention de retirer les forces américaines de ces régions, a déclaré que certains effectifs y seraient maintenus pour «protéger le pétrole» contre Daech*. Selon lui, il est «peut-être temps que les Kurdes se déplacent dans cette région pétrolifère» parce qu’ils ont «besoin d’argent».

Dans le même temps, le Président a noté que Washington pouvait faire en sorte qu’une des grandes compagnies pétrolières américaines arrive dans cette région et «fasse tout comme il faut».

Le Pentagone prêt à défendre le pétrole syrien

Plus tard, le chef du Pentagone, Mark Esper, a déclaré que les États-Unis défendraient les champs pétrolifères en Syrie et réagiraient par la force aux tentatives d’en prendre le contrôle. Selon lui, les soldats américains n’ont pas l’intention d’y laisser entrer la Russie ou l’armée syrienne.

Les États-Unis assurent qu’ils ne volent pas le pétrole de la Syrie

Selon l’agence Associated Press, les GI protégeront une grande partie du territoire contrôlé par les Kurdes syriens, qui s’étendrait de Deir ez-Zor à Hassaké. Des médias ont déjà évoqué la construction de bases militaires dans cette région.

Moscou a qualifié d’inacceptables les tentatives des États-Unis de maintenir illégalement leur présence militaire à proximité des champs pétroliers du nord-est de la Syrie. Selon le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, les États-Unis financent certains groupes armés en utilisant les revenus des gisements pétroliers syriens. Le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, a pour sa part déclaré que la production de pétrole en Syrie rapportait plus de 30 millions de dollars par mois à Washington.

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