Décès d’une femme enceinte à Djelfa, le ministre promet d'être ferme

date 2017/07/30 views 727 comments 2
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icon-writer Nadia Slimani / version française: Moussa. K.

Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a décidé de se constituer partie civile dans le "scandale" de la mort d’une femme enceinte et son bébé à même le trottoir après que trois hôpitaux (Aïn Ouassara, Hassi Bahbah et Djelfa) aient refusé de la recevoir.

Le dossier devrait être traité dans les jours à venir sachant la famille de la victime ait porté plainte devant la justice.

 Le ministère de la Santé a affirmé samedi dans un communiqué s’être constitué partie civile dans l’affaire de la mort d’une femme enceinte à Djelfa.

Le ministre Mokhtar Hasbellaoui a dépêché une commission d’enquête sur place composée de trois inspecteurs et un médecin  gynécologue obstétricien pour "mettre la lumière sur tous les aspects administratif, réglementaire et médical dans cette affaire".  

"Toute personne à l’origine d’une négligence dans cette affaire sera exposée à des sanctions sévères à la lumière du rapport final remis par la commission parallèlement au travail qui se fait au niveau de la justice", a-t-il insisté.

Rappelons que le décès d’une femme enceinte, 23 ans, suite au refus de trois hôpitaux de la recevoir a suscité une grande consternation dans la société, tandis que les internautes ont enflammé les réseaux sociaux exigeants la divulgation des personnes impliquées dans ce crime ignoble. 

Faute de place, manque d’équipements ou en l’absence des médecins spécialisés, nombreuses sont les femmes enceintes qui se trouvent livrées à elles-mêmes; dont certaines accouchent dans la voiture. 

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