Les restes d’un soldat français transférés 61 ans après sa mort en Algérie

date 2017/08/03 views 1184 comments 5
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icon-writer A.S. / version française: Moussa. K.

La chaîne de radio française, France Bleu, a indiqué que les restes d’un soldat français étaient transférés dans son pays 61 ans après sa mort (1956).

Ce qui pourrait ouvrir la voie à d’autres procédures de transfert des restes des soldats français tués lors de la Guerre d’Algérie.

La chaîne de radio a indiqué encore que le soldat avait 22 ans lorsqu’il a été tué par les anciens combattants algériens en juillet 1956.

Sa sœur avait promis à leur mère de tout faire pour récupérer le cadavre du soldat. En 2015, elle a découvert une lettre contenant des détails concernant le lieu d’enterrement. L’ambassade de France à Alger a confirmé l’endroit de sa tombe. De leurs côtés, les autorités algériennes ont permis à la famille du soldat de rapatrier son corps en juin 2017.

 "Malgré un coût important et des démarches compliquées, d’autres familles pourraient réclamer les dépouilles de leurs proches.  Entre 300 et 400 soldats français seraient inhumés en Algérie", a fait savoir France Bleu.

"De 1954 à 1962, la France a mobilisé plus de 1,5 million de jeunes appelés pour aller combattre sur le sol algérien. Mobilisés de 18 à 30 mois, nombre d’entre eux ne sont jamais rentrés.  Selon les chiffres officiels de l’armée française, 15.583 soldats sont morts des combats ou d’attentats", a ajouté la même source.

Paris refuse toujours de remettre à l’Algérie les crânes des 18.000 héros de la résistance populaire cruellement décapités et sans respect de la dignité humaine. Ils sont maintenus au Musée de l’Homme à Paris.

Le secret de ces restes mortuaires a été découvert en mars 2011 par le chercheur algérien, Farid Belkadi. Une demande a été ensuite formulée pour les rapatrier.

L’an dernier, le professeur algérien, Ibrahim Senoussi a collecté environ 30.000 signatures pour la récupération des crânes et ossements des héros de la résistance algérienne.

L’Organisation des Moudjahidine a vivement critiqué la France pour les crimes perpétrés contre les Algériens.

"Dans l’histoire, nous n’avons jamais lu que des milliers de têtes sont décapitées et cachées dans un musée pour plus d’un siècle. Ça se produit uniquement en France", a commenté le secrétaire général de l’Organisation, Saïd Abadou.

 

"Cacher ces crânes est un crime impardonnable. Les autorités françaises doivent nous les rendre", a-t-il ajouté.

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