Ould Kaddour: La bureaucratie gangrène Sonatrach

date 2017/10/11 views 1184 comments 0
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icon-writer Hassen Houicha / version française: Moussa. K.

Le P-Dg de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour a dit que la bureaucratie a gangrenait la société qu’il gère au point de faire d’elle une firme bureaucratique plutôt qu’économique.

Du coup, estime Ould Kaddour, le groupe énergétique a du mal à tenir ses engagements et ses promesses auprès de ses clients, indiquant qu’une révision sera opérée au sein de la société, ajoutant que le gaz de schiste sera inéluctablement exploité en Algérie.

Lors de son allocution prononcée mardi en marge d’une journée d’étude autour de la "conduite de changement" ,organisée par Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour a avoué que dès lors qu’il ait hérité de son département, il fut surpris par un tas de documents entassés dans son bureau et qui attendent d’être signés. En effet, sa surprise fut grande en apprenant que la signature ne relève pas des prérogatives du premier responsable de l’entreprise.

De l’avis du responsable, la bureaucratie a réduit Sonatrach à l’incapacité d’honorer ses engagements auprès de ses clients, notamment en ce qui concerne les exportations gazières.

"Quarante millions d’Algériens veulent être dans ces postes que nous occupons. De ce fait, vous devez faire preuve de responsabilité pour relever le défit", a-t-il lancé aux cadres et fonctionnaires de Sonatrach.

Par ailleurs, il s’est montré plutôt confiant lors de son intervention devant le ministre de l’Energie et les cadres de la société.

Il semble que Ould Kaddour jouisse d’une grande confiance qu’auraient placée en lui les décideurs en vue de remodeler la stratégie de la plus grande compagnie du pays. "Je jouis de la confiance du président de la République et du Premier ministre dans mon boulot", a-t-il dit, rappelant aux journalistes que les scandales ayant fortement éclaboussé Sonatrach notamment en 2010, ont choqué les employés et les cadres du groupe.

Selon l’interlocuteur, Sonatrach dispose d’importantes capacités de production du pétrole, mais le fait d’être soumise aux accords de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) implique d’aller de plus en plus vers l’exploitation du gaz et des industries pétrochimiques.

Pour ce qui est du gaz de schiste, il est affirmatif quant à son exploitation qui interviendra tôt ou tard. "Il y a plusieurs études et un grand travail qui nous attendent dans ce sens. D’où il faut mettre beaucoup de temps et opter pour des approches stratégiques adéquates pour son exploitation", a-t-il soutenu.

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