Ould Abbès: "On n’a pas besoin d’excuses…la France a reconnu ses crimes en 1962"

date 2017/12/07 views 550 comments 0
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icon-writer Asma Bahlouli / version française: Moussa. K.

"On n’a pas besoin de reconnaissance ou d’excuses de la part de la France. Le monde entier témoigne de l’atrocité des crimes commis par le colonialisme français en Algérie", a déclaré le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, ajoutant que la France a reconnu ses crimes en 1962 dès lors qu’elle s’avouait vaincue.

Au sujet de l’ouverture du dossier de la mémoire avec le président français, le  patron du FLN a affirmé que cela relève des prérogatives du président de la République.

Sur le déplacement effectué par Emmanuel Macron mercredi en Algérie, Ould Abbès a dit que ce dernier est l’hôte de la République algérienne.

Intervenant en marge d’une rencontre en hommage au moudjahid Abdelkader Lamoudi, membre du groupe historique des "22" -ayant planifié le déclenchement de la Glorieuse Révolution-, le Sg du vieux parti a fait savoir que la France avait reconnu ses crimes à travers les accords d’Evian, ajoutant que seul le président Bouteflika est habilité d’ouvrir le dossier de la mémoire avec son homologue français.

Pour Ould Abbès, "la célébration de la mémoire nationale est un devoir national compte tenu de l’importance de la mémoire et de l’histoire pour la construction de l’avenir du pays", indiquant également "les tentatives visant à occulter l’histoire et à encrer la culture de l’oublie étaient vouées à l’échec".

Par ailleurs, il s’est targué quant à "l'attachement du peuple algérien à son histoire, dont le FLN est l'un des symboles".

Interrogé sur le rapatriement des crânes des martyrs algériens conservés au Muséum de l’homme à Paris, Ould Abbès dira sans ambages: "Il s’agit d’une revendication légitime et officielle qui ne peut être abandonnée sous quelque prétexte que ce soit".

Dans un autre sillage, il est revenu sur les élections locales, affirmant n’être point gêné par des alliances avec d’autres partis, qu’ils soient alliés ou de l’opposition.

"A cet effet, j’ai donné des instructions à nos élus à travers les wilayas du pays de régler les problèmes en suspens et de procéder à des alliances qu’ils jugent adéquates pour l’intérêt du parti, y compris avec ceux de l’opposition", a-t-il précisé.

A une question sur la décision de Donald Trump de reconnaître El Qods capitale d’Israël, Ould Abbès a réaffirmé que le "FLN est aux côtés de la Palestine qu’elle soit agresseuse ou agressée", ajoutant que "le transfert de l’ambassade américaine à El Qods serait une humiliation pour le FLN".

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