Hanoune: "La criminalisation des grèves ne fait qu’envenimer la situation"

date 2018/02/03 views 1159 comments 0
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icon-writer Echoroukonline: Moussa. K.

"Il appartient aux pouvoirs publics d’adopter la voie de dialogue et de prendre en charge les revendications exprimées par les contestataires dans plusieurs secteurs, dont la Santé et l’Education", a indiqué vendredi la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune.

Intervenant en marge d’ouverture des travaux de la session ordinaire du comité central du PT, la secrétaire générale du parti a estimé que "le recours à la justice pour empêcher et criminaliser les débrayages ne résout pas le problème, mais il ne fera qu’envenimer davantage la situation".

Par ailleurs, Louisa Hanoune a mis l’accent sur la nécessité de satisfaire les revendications réclamées lors des différents mouvements de contestation organisés dans plusieurs secteurs, essentiellement la Santé et l’Education.

"L’Algérie a ratifié de différentes conventions liées à l’action syndicale, aux droits politiques et civiques et que toute violation de ces traités servira de prétexte à une intervention étrangère dans les affaires intérieures du pays", a-t-elle soutenu.

La patronne du PT n’a pas manqué de revenir sur le phénomène de l’immigration clandestine qui n’est autre, à ses yeux, "qu’une des conséquences de la situation détériorée que vit le pays".

A ce propos, elle a souligné que les travaux de la session ordinaire "porteront sur l’examen de la situation qui prévaut dans le pays, notamment au plan économique et social. Ensuite, il sera question  de préparer les bases populaires du parti en vue de faire face à la conjoncture actuelle et de présenter des solutions que le parti jugera adéquates".

Ainsi, la première dame du PT a demandé à l’Agence nationale de développement de l’investissement (Andi) de présenter "un bilan global de ses activités, dont le nombre et la valeur des prêts accordés en matière d’investissement et à quel point les projets générés ont contribué dans  la création des postes d’emploi et dans la fiscalité".

 Dans le même contexte, elle a fait savoir que "l’Andi a distribué plus de 500 milliards de dinars sous forme de crédits en 2017", en s’interrogeant à cet égard: " Qui est responsable du contrôle des projets d’investissement, du respect du code de travail, du nombre d’emplois créés et du payement des impôts".

Ayant rappelé lé décision du président de la République au sujet du pacte de partenariat public-privé, Hanoune a réitéré à la fois son appel à la dissolution du Conseil des participations de l’Etat, ainsi qu’à "dépêcher une commission d’enquête auprès de la Société nationale des tabacs et allumettes qui a congédié 1.100 employés avant de les réintégrer sous contrat de travail temporaire après avoir signé un traité avec une société émiratie en l’absence du partenaire social".

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