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Drogue

Après avoir été chargé de traquer les dealers de trafic de haschich au Maroc, il a réalisé que le trafic de drogue est parrainé par El Makhzen.

Il s’agit de l’ancien officier de la police judiciaire marocaine, Noureddine Boufarra, victime de poursuite et de tentative d’assassinat, qui  explique dans cet entretien qu’il nous a accordé comment de hauts responsables marocains sont impliqués dans le trafic de drogue et la couverture dont bénéficient les barons.

Comme il est revenu sur la crise inventée par le Maroc pour rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran et l’implication de l’Algérie, ainsi que les accusations de Messahel à l’égard des banques marocaines.

Vous êtes pourchassé par les services de sécurité marocains. Qu’y a-t-il au juste?

J’ai exercé au sein du corps de la police judiciaire pendant seize (16) ans. Un corps chargé des investigations criminelles, notamment les affaires liées au meurtre, à l’entée et la sortie illégales du territoire nationale, l’immigration clandestine….

En vérité, j’ai dû affronter de sérieux problèmes administratifs après avoir réalisé que des dealers de trafic de drogue international ont pu infiltrer l’appareil de sécurité marocain, d’exercer leur influence sur des responsables sécuritaires auxquels ils offrent de la liquidité leur permettant de s’enrichir.

Vous avez été chargé d’enquêter sur des affaires de trafic de drogue. Comment les trouvez-vous au plan juridique?

Les barons de drogue versent d’importants pots-de-vin aux responsables de sécurité, notamment à Nador et Oujda. Ces derniers ont tenté par tous les moyens de se débarrasser des éléments compétents, notamment ceux qui pourraient révéler leurs magouilles…D’ailleurs, l’actuel directeur de la police judiciaire a mobilisé la presse locale en vue d’arrêter ou d’éloigner tous les éléments compétents, voire les affecter dans des zones reculées du pays.

Partant de ces informations en votre possession, ne trouvez-vous pas que le ministre algérien des affaires étrangères ne parlait pas dans le vide ?

Ce qu’a soulevé le chef de la diplomatie algérienne est la pure vérité que nul ne peut renier. En effet, l’aéroport internationale Mohamed V est le point de départ de la drogue vers des villes européennes et africaines, et un point de réception de la cocaïne provenant de l’Amérique Latine.

Le chef de l’appareil de la police judiciaire au niveau dudit aéroport est impliqué lui-aussi dans des réseaux de contrebande et de l’immigration clandestine. A cet effet, des banques du Roi ont été ouvertes en Afrique pour collecter l’argent provenant du trafic de drogue.

Quelle lecture faites-vous des allégations du Maroc pour rompre ses relations avec l’Iran, et l’implication de l’Algérie et du Front Polisario dans cette affaire?

Les dessous de la rupture font ressortir nombre de questions: – un message du roi à la communauté internationale selon lequel le Front Polisario compte sur une organisation terroriste (Hezbollah). C’est là une tentative de fuite en avant pour ne pas s’asseoir sur la table de négociation avec le Front Polisario et gagner du temps, notamment après les revers diplomatiques qu’il a subis dernièrement.

Un message au peuple libanais, à l’occasion des élections parlementaires,  pour dénigrer le Hezbollah, estimant que celui-ci agit en dehors des intérêts suprêmes du pays, et c’en tentant de mettre à l’écart et permettre au parti El Moustaqbal de l’emporter. En vain, car le Hezbollah est sorti vainqueur.

Un message à l’Iran selon lequel le régime marocain reste membre à part entière du club des rois présidé par l’Arabie saoudite et qu’il ne renoncera pas à sa participation dans la guerre menée contre les Houthis  (Yémen) soutenus par l’Iran.

Propos recueillis par: Abdeslam Sekia / Traduit par: Moussa. K.

https://goo.gl/yVGX5S
Iran Maroc Trafic de drogue

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