الأربعاء 12 أوت 2020 م, الموافق لـ 22 ذو الحجة 1441 هـ آخر تحديث 18:51
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L’exécutif a mis les députés devant leur responsabilité à propos de la réactivation de la proposition de loi portant criminalisation du colonialisme. Un projet de loi qui n’a toujours pas abouti.

Ainsi, le gouvernement se dédouane de toute responsabilité de nature à compromettre ou bloquer ce projet de loi, proposé il y a plus d’une décennie, et dit par la voix de son ministre des Affaires étrangères que « l’exécutif ne s’immisce pas dans le travail du Parlement au sujet des revendications relatives à l’indemnisation ». Il s’agit ainsi de la première déclaration d’un haut responsable du gouvernement à propos de cette question qui fâche.

Il ressort des propos de Sabri Boukadoum que l’Etat se dirige vers la séparation des pouvoirs exécutif et législatif et qu’il ne s’opposerait pas à la réactivation de ce projet de loi soutenu par de larges pans de la société algérienne.

« Nous allons inéluctablement instaurer une loi criminalisant le colonialisme », avait annoncé de son côté le ministre des Moudjahidine Tayeb Zitouni.

Le président de la chambre basse du Parlement Slimane Chenine semble lui-aussi convaincu de la nécessité de redynamiser ce projet de loi en annonçant que « la criminalisation du colonialisme est une revendication populaire et une décision souveraine… ».

Force est de constater que depuis la chute du régime de Bouteflika, la famille révolutionnaire, bon nombre de partis politiques et le mouvement associatif ont insisté sur la nécessité de relancer ce projet de loi qui oblige dans une de ses clauses l’ancien colonisateur d’indemniser les victimes des crimes odieux perpétrés par ce dernier, notamment les victimes des essais nucléaires au Sud algérien.

En effet, c’est la première fois qu’il y ait une harmonie et un consensus entre les différentes institutions de l’Etat d’une part, et entre le pouvoir et l’opposition d’une autre autour de cette question qui s’était heurtée dans un premier temps à l’opposition du gouvernement Ouyahia.

La loi criminalisant le colonialisme va-t-elle enfin voir le jour maintenant que les premiers obstacles sont balayés?

Mohamed Meslem / Traduit par: Moussa. K.

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