الثلاثاء 16 جويلية. 2019 م, الموافق لـ 14 ذو القعدة 1440 هـ آخر تحديث 17:43
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D.R

L’industrie médicale en Algérie a franchi un pas géant en s’octroyant une place dans le domaine de la production de médicaments anticancéreux, notamment avec l’émergence de certaines entreprises et sociétés ayant relevé le défi à travers une politique visant à réduire la facture d’importation et la réalisation d’une autosuffisance.

A cet effet, Abdelouahed Kerrar, président de l’Union nationale des opérateurs en pharmacie (UNOP) a indiqué à Echorouk que la fin de l’année en cours sera marquée par un tournant crucial en matière de l’industrie pharmaceutique avec notamment la production de médicaments anticancéreux qui devraient être commercialisés dès l’an prochain.

Selon Kerrar, il s’agit de médicaments chimiques et non pas biotechnologiques qui requièrent des techniques développées et une expérience intense que l’industrie nationale n’a toujours pas atteintes.

En effet, les producteurs algériens produisent pour 2 milliards de dollars de médicaments par an, ce qui est en soi un indicateur patent quant au développement de l’industrie pharmaceutique locale.

De son côté, le P-Dg du laboratoire de production de médicaments, Amri Seddik a confié à Echorouk que 70 médicaments ont été fabriqués, dont 60% sont destinés aux maladies cancéreuses.

Notre interlocuteur a souligné également qu’une nouvelle usine de leur laboratoire sera implantée à la fin de l’année à Hassi Amer dans la wilaya d’Oran.

 Amri Seddik a ajouté que le nouvelle usine devrait employer plus de 200 personnes qualifiées, entre autres des pharmaciens, des ingénieurs, des fonctionnaires et trois (03) experts de renommée, soit un Espagnol et deux Indiens qui devraient apporter leur expérience en la matière, expliquant que la spécialisation de la société en matière des médicaments anticancéreux est à la fois un choix, une nécessité, un défi et une ambition.

En outre, il a précisé que cela entre dans le cadre de la politique nationale visant à être indépendant et atteindre l’autosuffisance en ce type de médicaments aussi coûteux pour le pays.

Selon lui, la société devrait se projeter vers l’exportation à l’horizon de 2012.

Pour sa part,  la présidente du projet Bouguetaya Amel a fait savoir que les médicaments produits seront destinés au traitement de 15 maladies cancéreuses, dont le cancer de sein, de la prostate, des poumons, des os, du foie, du colon…

Elle estime que la fabrication locale de ces médicaments permettra de réduire considérablement la facture d’importation.

Bouguetaya a également dit que sa société travaille en collaboration avec la Pharmacie centrale et le ministère de la Santé  afin d’atteindre les objectifs nationaux ayant trait au développement de l’industrie pharmaceutique locale.

Abdelouahed Kerrar a annoncé, quant à lui, que la firme qu’il dirige “Biopharm” produira un médicament anticancéreux qui sera disponible à partir du mois de juillet prochain et qui sera commercialisé en février 2020.

L’Algérie devrait parvenir, dans les trois prochaines années,  à produire 20 médicaments anticancéreux supplémentaires.

Karima Khellas / Traduit par: Moussa. K.

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