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Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères

La première visite à l’étranger du chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, et précisément à Berlin où il a participé à la conférence internationale sur la Lybie, a été une occasion de s’entretenir avec nombre de chefs d’Etat, entre autres Tayyip Erdogan, Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel…

Si la rencontre Tebboune – Erdogan n’a pas fait couler d’encre compte tenu des relations entre les deux pays, dont le ministre turc des Affaires étrangères avait effectué, il y a deux semaines, une visite en Algérie, celle avec le président français Emmanuel Macron a en revanche suscité quelques questionnements au vu des relations dites glaciales entre Alger et Paris, depuis au moins une année. En effet, selon bon nombre d’observateurs, les changements qu’a connus le pays et marqués notamment par le départ de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika – garant des intérêts de l’ancien colonisateur- n’ont vraisemblablement pas été du goût des officiels français.

De l’avis toujours des observateurs, le déplacement qu’effectuera le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, ce mardi 21 janvier 2020, en Algérie serait perçu comme une «initiative française» -qui intervient quelques heures après la rencontre qui a eu lieu à Berlin entre les Présidents des deux pays- aurait pour but de transcender les différends entre les deux Etats.

Rappelons que cette relation était arrivée à un point où l’ambassadeur français, Xavier Driencourt aurait demandé à son chef de l’Etat d’être remplacé sous prétexte qu’il ne pouvait remplir ses engagements diplomatiques en raison d’un contrôle rigoureux de ses déplacements dans le pays.

Une situation qui rappelle bien entendu les « réunions secrètes » – dénoncées par le ministère de la Défense nationale-  ayant valu à Saïd Bouteflika, le général Toufik, le général Tartag et Louisa Hanoune de lourdes peines de 15 ans de prison ferme, alors que Khaled Nezzar a écopé, quant à lui, d’une peine de 20 ans de réclusion criminelle.

Autre point de discorde fut le parti pris par la France en faveur du maréchal Khalifa Haftar, alors que l’Algérie le considérait comme une marionnette maniée par des forces étrangères soucieuses de préserver leurs intérêts dans ce pays au détriment des souffrances et des affres du peuple libyen.

Si quasiment aucune information n’a filtré sur la rencontre entre les deux hommes, tout observateur des relations algéro-françaises pourrait éventuellement s’interroger à quel degré cette entrevue pourrait apaiser un tant soit peu la tension entre les deux pays.

Mohamed Meslem / Traduit par: Moussa. K.

Abdelmadjid Tebboune Emmanuel Macron Le Drian

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