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D.R

Le Hirak, mouvement populaire qui a éclos le 22 février pour revendiquer un changement radical dans le mode de gouvernance et l’Etat de droit, aura marqué 2019 d’une empreinte indélébile, une année qui s’achève par l’élection de M. Abdelmadjid Tebboune à la magistrature suprême, ouvrant une perspective de sortie de crise et l’avènement de la “Nouvelle République” algérienne.

Le 22 février, des dizaines de milliers de citoyens défilent dans la plupart des grandes villes du pays pour s’opposer à un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, exiger le départ de tous les symboles du régime et dénoncer la corruption qui s’est propagée au point de menacer la sécurité même du pays.

Le Hirak, un mouvement non structuré et sans représentants attitrés mais réunissant toutes les catégories de la société autour des mêmes revendications et traduisant l’émergence d’une nouvelle conscience citoyenne et politique, poursuit depuis cette date son action pacifique pour demander un changement profond.

Après plusieurs vendredi consécutifs de manifestations au cours desquelles  les citoyens expriment leur ferme opposition à un 5ème mandat ou au prolongement du 4ème, qui devait expirer le 28 avril dernier, le président Bouteflika remet, le 2 avril, sa démission.

Le défunt général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), décédé lundi d’une crise cardiaque, avait assuré, alors, que l’armée accompagnera le peuple durant la période destinée à la préparation de l’élection présidentielle, estimant que cette option est la moins coûteuse et la moins risquée pour le pays.

Après le report de l’élection présidentielle du 18 avril à cause de la situation qui ne se prêtait pas à la tenue de cette consultation et le report de celle prévue le 4 juillet, en raison de l’absence de candidats, aucun dossier n’ayant été validé par le Conseil constitutionnel, le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, annonce, le 3 juillet dernier, le lancement d’un dialogue devant “nécessairement”, affirme-t-il, se concentrer sur “l’unique objectif stratégique” que constitue l’organisation de la présidentielle.

Il exprime sa “conviction profonde” que seul un président de la République élu aura toute la légitimité nécessaires et toutes les prérogatives requises pour entreprendre les réformes profondes dont le pays a “crucialement” besoin.

Une instance nationale pour la médiation et le dialogue, dont la coordination des travaux est confiée à M. Karim Younes, ancien président de l’Assemblée populaire nationale (APN), est mise en place le 25 juillet avec pour principale mission de contribuer à réunir les conditions nécessaires à l’organisation du prochain scrutin présidentiel.

Le président Tebboune tend la main au Hirak, s’engage pour la “Nouvelle République”

 A l’issue de ce dialogue, le chef de l’Etat par intérim procède à la convocation du corps électoral pour l’élection du président de la République, dont la date est fixée au 12 décembre. Cette convocation est intervenue après l’adoption par les deux chambres du Parlement de deux projets de loi devant encadrer le processus électoral.

Le premier est un projet de loi organique relatif à la création d’une Autorité indépendante permanente, prévoyant le transfert de “toutes les prérogatives” des autorités administratives en matière électorale à cette nouvelle Autorité. Le deuxième projet porte sur l’amendement partiel de la loi organique relative au régime électoral.

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