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D.R

Tayeb Louh, garde des Sceaux

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh a volé la vedette aux autres ministres, y compris au Premier ministre, Ahmed Ouyahia et des membres de la direction de la campagne électorale du président Bouteflika, notamment son chef Abdelmalek Sellal.

Ces derniers jours, le ministre de la Justice a tendance à multiplier ses sorties médiatiques et évoque des questions avec tant d’audace et de zèle, en visant même des dirigeants aussi puissants au sein de l’Exécutif.

Des déclarations qui lui valu de se démarquer et de s’illustrer de ses collègue au sein du gouvernement Ouyahia aussi bien au plan politique que médiatique à quelques semaines de l’échéance présidentielle.

En moins d’une semaine, le garde des Sceaux a suscité une polémique politico-médiatique en s’attaquent virulemment au chef de l’Exécutif, Ahmed Ouyahia depuis l’hémicycle où il a présenté, rappelons-le, le projet de loi  relatif à la prévention et à la lutte contre la corruption.

“Les tribunaux de l’Algérie, le peuple algérien, l’Etat algérien et le pouvoir judiciaire n’appartiennent pas au Premier ministre, non moins au FLN”, a-t-il déclaré Tayeb Louh.

Une réponse perçue par les observateurs comme une réplique à Ouyahia qui a accusé le département de ce dernier d’avoir pris parti en faveur de son rival, le FLN, lors des dernières sénatoriales.

Bien qu’Ouyahia s’était exprimé sous sa casquette de secrétaire général du RND, mais le ministre de la Justice a tenu à lui riposter en sa qualité de Premier ministre en utilisant des termes lourds de sens dans le jargon politique.

En tout cas, le Premier ministre en a déjà encaissé des coups de Tayeb Louh qui avait, faut-il le rappeler, accusé le premier lors d’une visite à Oran d’avoir injustement mis derrières les verrous  de milliers de cadres de l’Etat.

Une déclaration qui a visiblement touché profondément le Premier ministre, dont ses services ont rappelé dans un communiqué que Louh s’était excusé de ses propos. Est-ce vraiment le cas?  En tout cas, cette question a dû être posée dans la mesure où le garde des Sceaux a renoué avec la critique à l’encontre du chef de l’équipe gouvernementale.

 Force est de souligner que le ministre de la Justice est connu pour son franc-parler et d’aborder toutes les questions de l’heure, y compris le projet de “la conférence nationale inclusive” et des “réformes profondes de la Constitution ” que le président sortant avait promis de réaliser s’il venait à être reconduit pour un 5e mandat consécutif.

Pour ce qui est justement de la révision constitutionnelle, le ministre a dit  que  ” les constances de la Nation ne seraient pas concernées”, avant de préciser en revanche que “si nécessité il y a et sur proposition des partis politiques, il pourrait y avoir des réformes profondes qui découleront de la conférence du consensus national, dont l’octroi de prérogatives aussi larges au pouvoir législatif pour contrôler le pouvoir exécutif”.

Mohamed Meslem / Traduit par: Moussa. K.

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