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D.R

Elle a su gagner autant le cœur des enfants que des adultes, à travers son art et les différents rôles qu’elle a joués…..Même si elle ne fait que peu d’apparitions télévisées, à chaque passage, elle arrive à marquer les esprits ….

Marwa Abdel Moneim… jeune artiste à la personnalité à la fois amusante et romantique, ayant un style propre à elle, Marwa croit à la qualité plutôt qu’à la quantité… La première fois qu’elle se tenait devant une caméra, c’était lors de sa participation dans le feuilleton «Oum Kalthoum», depuis, elle a tourné dans plusieurs séries et joué différents rôles, tel que le feuilleton «Abbas Al-Abyad» auprès du talentueux Yehia El-Fakharany, ce qui lui a servi de véritable tremplin pour sa carrière d’actrice…

Malgré un visage innocent et enfantin, elle a pu et su multiplier les interprétations, la jeune actrice peut autant se mettre dans la peau de la bonne amie sympathique, comme dans celle d’une fille atteinte de troubles manteaux, un jeu de rôle remarquable, ce qui a probablement dû lui coûter quelques envieux …

Plusieurs années après le lancement de votre carrière d’actrice, pourrions-nous dire aujourd’hui que l’apparence physique ou la beauté de Marwa lui ont servi de laissez-passer pour le monde du cinéma?

Au début, ce n’était pas la beauté mais plutôt mon visage enfantin, à l’époque ou j’ai intégré ce monde là, c’est-à-dire dans les années 90, le cinéma était à la recherche de belles têtes qui passent bien à l’écran, je ne peux pas nier que mon visage m’a ouvert beaucoup de portes, mais si la beauté peut faire de vous un acteur, elle ne fera pas forcément de vous une célébrité, le talent seul peut faire que le succès d’un acteur perdure.

Pensez-vous que les critères de sélection ont changé aujourd’hui par rapport aux années précédentes?

Cette génération est très marginalisée par rapport à la mienne, les gens qui avaient un vrai talent à mon époque, c’étaient eux qui devenaient célèbres et qui réussissaient avec l’aide de leurs producteurs et tous les partenaires, ce n’est pas le cas aujourd’hui… Actuellement, le titre de star est donné à n’importe quel artiste, il pourrait avoir joué un seul rôle de toute sa vie, dans un seul film, ce serait suffisant pour en faire une vedette!

Par exemple?

Il y en a beaucoup… même les danseuses et les chanteuses sont devenues de nos jours des stars de la télé et se sont emparées d’une place importance sur la scène artistique.  A mon époque,  c’étaient la beauté et le talent qui faisaient office de ticket d’entrée dans le monde des artistes, les critères ont changé maintenant il suffit parfois même de se dénuder et voilà …

Est-ce-que vos traits de visage ont influé sur le choix de vos rôles?

 Malheureusement, au début de ma carrière j’étais coincée dans le rôle de la fille gentille, modèle, innocente et naïve, et je ne pouvais pas refuser ces rôles-là car j’étais en pleine ascension et j’étais en train de me faire connaître du public…. Et puis j’ai réalisé à ce moment-là de très bonnes œuvres comme «El Hakika wa El Sarab» mais je n’arrivais pas à sortir de cette spirale jusqu’à tout récemment, j’essaie alors de me concentrer sur la diversité des personnages pour prouver que je peux jouer n’importe quel rôle et j’en suis réellement capable.

Quels rôles préférez-vous?

J’ai une préférence pour la comédie comme dans «Jarab Hawa» et le film «Omar et Selma», mais j’aimerai évidemment m’essayer dans différents rôles surtout dans le style dramatique, c’est ce qui ma poussé à accepter les projets du mois de Ramadan dernier, dans lesquels j’ai trouvé ce plus que je cherchais tant.

Que pensez-vous des longues séries, après en avoir fait l’expérience?

C’est un nouveau style de séries Drama, qui a vu le jour après le succès des feuilletons turcs. Aujourd’hui, il est vrai qu’ils sont largement suivis car les histoires sont différentes de ce qu’on voit habituellement pendant le Ramadan, mais je pense que malgré ce succès fulgurant, ces feuilletons finiront par disparaître avec le temps, car nous les traitons comme des phénomènes de mode… ils ne sont pas présentés comme ils le devraient; c’est-à-dire en choisissant des thèmes qui sont en adéquation avec le plus grand nombre de parties.

Pensez-vous être marginalisée ou sous-estimée professionnellement parlant?

Oui, sans aucun doute, il n’y a pas de grands rôles destinés aux femmes dans les films d’aujourd’hui ou un grand intérêt pour elles dans les sujets choisis. On y trouve toujours un héros masculin, mais j’espère qu’il y aura une idée de films qui traiterait les vrais problèmes de fond auxquels sont confrontés les femmes …Je ne nie pas l’existence de films féminins qui traitent déjà ce genre de question, comme «Ana Horra» de Houwa, ou encore «Khali Balak» de Zouzou… Mais ce n’est pas suffisant…Où sont les femmes dans le cinéma ? Où est leur place dans les films modernes comme «Modakirat Morahika» ou «Asrar el Banat»?

Satisfaite de votre parcours dans le 7e art?

Honnêtement, j’en suis très satisfaite mais j’ai comme l’impression de n’avoir rien accompli encore dans le domaine, et j’ai encore du chemin à faire, je souhaite avoir toujours cette envie d’aller plus loin et de me challenger, j’espère avoir l’amour et le respect du public du début à la fin et que mon travail soit à la hauteur de ses attentes.

Quel serait le rôle que vous voudriez interpréter prochainement?

Ce que je voudrai, c’est de jouer le rôle de la méchante, j’attends ça avec impatience …

La célébrité a-t-elle changé quelque chose en vous?

Non, rien dans ma personnalité en tout cas, juste qu’aujourd’hui je suis une actrice avec de l’expérience….être connue m’aurait au moins permis de défendre des causes justes auxquelles je crois.

Qu’attendez-vous des séries dramatiques dans l’avenir?

J’attends un film ou une série dramatique 100% égyptienne qui pourrait concurrencer nos voisins des pays arabes en matière d’idées de sujets et de scénario.

Si vous n’étiez pas une artiste, quel autre métier auriez-vous choisi?

Je serai une école pour enfants, j’adore les enfants!

Est-ce que pour vous la stabilité dépend forcément de la présence d’une personne bien précise à vos côtés?

Non, je pense que c’est plus un état d’esprit, il faut être en accord avec soi-même, personnellement je suis fataliste, je crois au fait que tout ce qui arrive est déjà écrit, quoi qu’il en soit je remercie Dieu car  j’ai tout ce qu’il me faut et bien plus.

Cinéma Drama Marwa Abdel Moneim

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