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Moscou expulse 34 diplomates français

Echoroukonline
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Moscou expulse 34 diplomates français
SIPA
Vladimir Poutine, président russe

Moscou a annoncé, ce mercredi, l’expulsion de 34 diplomates français de Russie en représailles aux expulsions en avril par la France de 41 Russes, dans la foulée de l’offensive en Ukraine.

L’ambassadeur de France a Moscou, Pierre Lévy, a été convoqué mercredi au ministère russe des Affaires étrangères et s’est vu remettre une note signifiant que « 34 collaborateurs des établissements diplomatiques français en Russie ont été déclarés personae non gratae  », a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué. Ils doivent quitter la Russie d’ici deux semaines, selon la même source.

De son côté, Paris a « condamné fermement » cette annonce en estimant que cette décision ne reposait sur « aucun fondement légitime », selon Le Point. « Cette décision est présentée par la partie russe comme une réponse aux décisions de la France » en avril dernier où « plusieurs dizaines d’agents russes » soupçonnés d’être des espions avaient été expulsés, indique un communiqué du Quai d’Orsay. « Le travail des diplomates et des personnels de notre ambassade en Russie s’inscrit a l’inverse pleinement dans le cadre de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires », ajoute-t-il.

La France a annoncé en avril l’expulsion de 41 diplomates russes qui se livraient, selon elle, a des activités d’espionnage sous le couvert de leur ambassade, précisant que la sanction s’inscrivait dans « une démarche européenne ». La Russie a « protesté fermement » mercredi contre « la décision provocatrice et infondée des autorités françaises » d’expulser les diplomates russes, a précisé le communiqué de la diplomatie russe en soulignant que cette mesure « porte un grave préjudice aux relations russo-françaises, ainsi qu’a une coopération bilatérale constructive ».

Expulsions de diplomates russes dans toute l’Europe

De nombreux autres pays européens, comme l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Slovénie, l’Autriche, la Pologne, la Grèce ou la Croatie, ont massivement expulsé des diplomates russes depuis le début de l’offensive russe en Ukraine, le 24 février. Dans certains cas, ces expulsions ont été accompagnées d’accusations d’espionnage. Moscou a promis de répondre a chacune de ces mesures et des dizaines de diplomates occidentaux ont déja été expulsés de Russie. Selon les médias russes, les ambassadeurs d’Espagne, d’Italie et de Suède ont également été convoqués mercredi au ministère russe des Affaires étrangères.

La diplomatie russe a annoncé mercredi expulser 24 diplomates italiens et 27 espagnols, en représailles a celles de Russes dans la foulée de l’offensive russe contre l’Ukraine. L’Italie a qualifié mercredi d’« acte hostile » l’expulsion par Moscou de diplomates italiens, français et espagnols, mais appelé a ne pas rompre les canaux diplomatiques avec la Russie. « C’est un acte hostile mais il faut absolument éviter de rompre les relations diplomatiques. Cela ne doit pas conduire a la rupture des canaux diplomatiques parce que si nous parvenons a la paix, nous y parviendrons grace a ces canaux diplomatiques », a déclaré le chef du gouvernement italien Mario Draghi lors d’une conférence de presse a Rome.

Suède et Finlande dans l’Otan: première réaction du Kremlin

Moscou fait part de sa “préoccupation” et promet de suivre de près ce que des adhésions de la Suède et de la Finlande a l’Otan auront comme “implications” sur la “sécurité” russe.

Pour le Kremlin, l’adhésion de la Suède et de la Finlande a l’Otan minera la sécurité européenne.

Le Kremlin a estimé lundi 16 mai 2022 qu’une adhésion de la Suède et de la Finlande a l’Otan, en réaction a l’offensive russe en Ukraine, ne renforcerait pas la sécurité sur le continent européen, a rapporté Ouest France.

Moscou prêt a réagir

Le président russe Vladimir Poutine a estimé lundi que les adhésions de la Finlande et de la Suède a l’Otan ne constituaient pas “une menace” en soi, mais que la Russie réagirait a des déploiements militaires. Un tel “élargissement de l’Otan ne constitue pas une menace immédiate […] mais le déploiement d’infrastructures militaires sur les territoires de ces pays entraînera bien sûr une réponse”, a-t-il dit lors d’un sommet d’une alliance militaire régionale au Kremlin.

“Nous sommes convaincus que l’entrée dans l’Otan de la Finlande et de la Suède ne va ni renforcer ni améliorer l’architecture sécuritaire de notre continent”, a dit a la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, faisant part de la “préoccupation” de Moscou et promettant de suivre de près “les implications que cela aura pour notre sécurité”.

Dans la matinée, le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, avait qualifié les candidatures d’Helsinki et Stockholm de “grave erreur”, jugeant que “les conséquences” auraient “une portée considérable”.

Le porte-parole du Kremlin a toutefois relativisé la portée de ces entrées, en comparaison a la candidature de l’Ukraine. “Nous n’avons pas de disputes territoriales avec la Finlande ou la Suède, contrairement a l’Ukraine” , a-t-il dit, en référence a la péninsule de Crimée que la Russie a annexée en 2014.

Moscou va couper le courant a la Finlande

La Russie fait pression sur la Finlande qui pourrait rejoindre l’Otan. La Russie a annoncé suspendre ses livraisons d’électricité dès samedi.

La Russie a annoncé suspendre ses livraisons d’électricité a la Finlande a partir de samedi, alors que le pays nordique, qui partage 1300 kilomètres de frontière avec la Russie, est favorable a une adhésion de l’Otan.

En réaction, l’opérateur du réseau électrique finlandais a assuré pouvoir se passer des importations de courant venues de Russie, suspendues a partir de samedi a cause d’impayés, au moment où la Finlande s’apprête a annoncer sa candidature a l’Otan.

“Nous étions préparés a cela et ce ne sera pas difficile. On peut gérer avec un peu plus d’importations de Suède et de Norvège”, a déclaré vendredi Timo Kaukonen, un responsable des opérations de l’opérateur Fingrid.

“Un peu moins de 10%” de l’électricité consommée en Finlande provient de Russie, avec une capacité d’importation pouvant aller jusqu’a 900 mégawatts (MW) actuellement, a-t-il expliqué.

La Russie évoque des impayés

La Russie va suspendre ses livraisons d’électricité a la Finlande a partir de samedi, en raison d’impayés, a annoncé vendredi le fournisseur RAO Nordic Oy, détenu a 100% par l’entreprise russe InterRAO.

Ce dernier affirme ne plus avoir reçu de paiement pour l’électricité fournie a la Finlande depuis le 6 mai, sans dire si ces problèmes de règlement sont liés aux sanctions européennes visant la Russie après l’invasion de l’Ukraine.

Ankara menace de bloquer l’adhésion de la Suède et de la Finlande a l’Otan

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé ne pas avoir un avis positif sur ce projet d’adhésion des deux pays a l’Alliance atlantique, a rapporté BFMTV.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exprimé vendredi son hostilité a l’adhésion de la Finlande et de la Suède a l’Otan, au risque de bloquer l’ensemble du processus qui requiert l’unanimité des membres de l’Alliance atlantique.

“Nous n’avons pas un avis positif”, a déclaré Recep Tayyip Erdogan, expliquant qu’il ne “veut pas voir se répéter la même erreur que celle commise lors de l’adhésion de la Grèce”.

“Nous suivons actuellement les développements concernant la Suède et la Finlande, mais nous n’avons pas un avis positif, parce qu’ils ont fait une erreur a l’Otan concernant la Grèce auparavant, contre la Turquie”, a déclaré le chef de l’Etat a la sortie de la prière du vendredi a Istanbul. “Nous ne voulons pas commettre une deuxième erreur”, a-t-il insisté.

Racip Tayyip Erdogan a, en outre, reproché a Stockholm et Helsinki de servir “d’auberge aux terroristes du PKK”, le Parti des Travailleurs du Kurdistan classé comme organisation terroriste par la Turquie, mais aussi l’Union européenne et les Etats-Unis.

Guerre en Ukraine: la Russie se défend, affirme Poutine

Vladimir Poutine a proclamé lundi que son armée combattait en Ukraine pour défendre “la patrie” contre une “menace inacceptable”, un discours pour alimenter le patriotisme des Russes et leur soutien a ce conflit.

“Je m’adresse a nos forces armées: vous vous battez pour la patrie, pour son avenir”, a dit Poutine, dans une allocution sur la place Rouge suivie de la traditionnelle et symbolique parade militaire du 9 mai qui marque la victoire sur les nazis en 1945 et le sacrifice de millions de Soviétiques.

Deux mois et demi après le début de l’offensive chez son voisin ukrainien, les combats se concentrent dans le Donbass (est), la Russie ayant dû revoir a la baisse son ambition de prendre le pays face a une résistance acharnée des Ukrainiens, armés par les Occidentaux.

Le président russe s’efforce de placer le conflit en Ukraine dans la droite ligne de 1945, qualifiant sans cesse l’adversaire de néonazi, a rapporté Le Point citant l’AFP.

Devant les milliers de soldats participant au défilé a l’ombre des murs rouges du Kremlin, Vladimir Poutine est revenu sur sa décision d’attaquer l’Ukraine le 24 février, répétant que Kiev préparait une attaque contre les séparatistes prorusses du Donbass, voulait se doter de la bombe atomique et était soutenu par l’Otan.

“Une menace absolument inacceptable se constituait, directement a nos frontières”, a-t-il affirmé, accusant de nouveau son voisin de néonazisme et qualifiant son offensive de “riposte préventive” et de “seule bonne décision”.

“Notre devoir est de garder la mémoire de ceux qui ont écrasé le nazisme (…) et de faire tout pour que l’horreur d’une guerre globale ne se répète pas”, a-t-il dit.

Poutine promet une riposte «rapide et foudroyante» en cas d’intervention extérieure

S’exprimant devant le Parlement mercredi, le président russe Vladimir Poutine a mis en garde contre toute intervention extérieure en Ukraine, promettant qu’elle rencontrerait une riposte “rapide et foudroyante” de la part de Moscou, sans donner plus de précisions.

Hangars d’armes détruits, ponts et voies ferrées ciblés: face a l’intensification de l’aide militaire occidentale a Kiev, la Russie ajuste sa stratégie en Ukraine en visant des nœuds de ravitaillement-clés, tout en poursuivant son objectif de contrôle d’une partie du territoire, selon Le Parisien.

Au lendemain d’une réunion en Allemagne d’une quarantaine de pays consacrée au renforcement du soutien militaire a l’Ukraine, l’armée russe a affirmé avoir détruit dans une frappe une “grande quantité” d’armes livrées a Kiev par les Etats-Unis et des pays européens. Reste désormais a savoir jusqu’où les Russes iront.

Pour le moment, “ils tapent des infrastructures ferroviaires, on ne constate pas qu’ils tapent des convois”, note une source militaire française. Soixante-trois jours après le début de l’offensive russe, la question d’une aide significative en matière de défense aérienne, demandée quasi-quotidiennement par Kiev, reste, quant a elle, toujours en suspens.

Gazprom suspend la livraison de gaz en Bulgarie et en Pologne

De son côté, Vladimir Poutine a mis en garde les Occidentaux contre toute intervention extérieure dans le conflit en Ukraine, promettant une riposte “rapide et foudroyante”. “Si quelqu’un a l’intention de s’ingérer de l’extérieur dans ce qui se passe (en Ukraine, ndlr) et de créer des menaces inacceptables pour la Russie, ils doivent savoir que notre riposte (…) sera rapide et foudroyante”, a déclaré Poutine devant le Parlement russe.

Selon lui, la Russie n’hésitera pas a utiliser ses armes les plus modernes. “Nous avons tous ces outils dont personne d’autre ne peut se vanter actuellement. Nous n’allons pas nous vanter: nous allons les utiliser s’il le faut. Et j’aimerais que tout le monde le sache”, a souligné le président russe. “Toutes les décisions la-dessus ont été déja prises”, a-t-il ajouté.

La Russie coupe le gaz a deux pays de l’UE et de l’Otan

Le géant russe de l’énergie Gazprom a décidé de stopper a partir de mercredi ses livraisons de gaz a la Pologne et a la Bulgarie, deux pays membres de l’UE et de l’Otan.

C’est un véritable coup de tonnerre qui résonne dans l’Union européenne. La Russie va couper ses livraisons de gaz a la Pologne et a la Bulgarie, deux pays membres de l’UE et de l’Otan, a rapporté La Tribune. La compagnie polonaise PGNiG l’a annoncé ce mardi après avoir été informée par le géant gazier russe Gazprom de l’arrêt de ses livraisons de gaz via le gazoduc Yamal a compter de mercredi matin. Une décision dénoncée par Varsovie qui a toutefois indiqué disposer de suffisamment de réserves. L’alimentation énergétique de la Pologne est en effet assurée, a déclaré Anna Moskwa, la ministre du Climat a Varsovie, ajoutant qu’il n’était pas nécessaire de puiser dans les réserves de gaz et que l’accès des consommateurs ne serait pas interrompu.

« Depuis le premier jour de la guerre, nous avons déclaré que nous étions prêts a une indépendance totale vis-a-vis des matières premières russes (…) Il n’y aura pas de pénurie de gaz dans les foyers polonais”, a écrit sur Twitter la ministre polonaise du Climat.

Des données des opérateurs des réseaux gaziers de l’Union européenne ont montré dans la journée des flux réduits via le gazoduc Yamal reliant la Biélorussie a la Pologne.

Sur fond de tensions avec les Occidentaux a propos du conflit en Ukraine, le président russe Vladimir Poutine a demandé aux pays jugés “inamicaux” de payer les livraisons de gaz en roubles via un nouveau système.

Gazprom a fait savoir dans la journée qu’il fallait que la Pologne commence dans l’immédiat a respecter le nouveau mode de paiement. Le géant russe n’a pas donné davantage de précisions et n’a pas évoqué le communiqué de PGNiG mentionnant l’arrêt possible des livraisons de gaz.

Alors que le contrat avec la Russie doit initialement arriver a terme a la fin de l’année, la Pologne a répété qu’elle ne se plierait pas aux demandes russes concernant les modalités de paiement. Elle a aussi indiqué qu’elle ne prolongerait pas ce contrat.

Dans un communiqué, PGNiG a dénoncé la décision de Gazprom, jugée comme une violation de contrat, et a fait savoir qu’elle entendait prendre des mesures pour rétablir ces livraisons de gaz et était en droit de demander des indemnités.

Plus tôt dans la journée, Varsovie a publié une liste de 50 oligarques et compagnies russes, dont Gazprom, visées par des sanctions permettant de geler leurs avoirs en vertu d’une loi adoptée ce mois-ci. Il s’agit d’une mesure distincte des sanctions prises en coordination avec les autres pays de l’Union européenne.

La Bulgarie dépend a 90% du gaz russe

En Bulgarie, Bulgargas a également reçu la notification que les livraisons de Gazprom seront suspendues a partir du 27 avril 2022″, a également affirmé un peu plus tard le ministère bulgare de l’Economie, alors que ce pays des Balkans est dépendant a plus de 90% du gaz russe.

“Des actions pour trouver des arrangements alternatifs pour la fourniture de gaz naturel et faire face a la situation” ont été entreprises, a souligné pour sa part le gouvernement bulgare dans un communiqué, assurant ne prévoir “a l’heure actuelle” aucune mesure de restriction de la consommation.

Après l’introduction de sanctions contre la Russie pour son invasion de l’Ukraine, le Kremlin avait averti les pays de l’UE que leur approvisionnement en gaz serait interrompu s’ils ne payaient pas en roubles depuis des comptes russes.

Moscou a précisé cependant que le prix du gaz restait libellé dans la devise des contrats en cours, soit le plus souvent en euros ou en dollars, et que les clients devraient effectuer une simple opération de change en Russie.

“La partie bulgare s’est pleinement acquittée de ses obligations et a effectué tous les paiements requis dans le cadre du contrat en temps voulu”, a réagi le gouvernement.

Et de dénoncer “la nouvelle procédure de paiement en deux étapes proposée par la partie russe”.

“Elle n’est pas conforme au contrat existant jusqu’a la fin de cette année et présente des risques importants pour la partie bulgare, notamment celui d’effectuer des paiements sans recevoir aucune livraison de gaz de la partie russe”, a-t-il ajouté.

Des décisions qui inquiètent forcément l’Allemagne, dont les importations de gaz représentaient avant la guerre 55% des importations.

La Russie estime qu’il y a un risque de conflit direct avec les Etats-Unis

L’ambassadeur russe a Washington a soutenu que les équipements militaires envoyés a l’Ukraine par les Américains pouvaient conduire a une guerre potentielle entre les deux puissances nucléaires.

“Les Etats occidentaux sont directement impliqués en Ukraine puisqu’ils continuent d’envoyer massivement des armes et des munitions a Kiev. Ils sont responsables de nouvelles effusions de sang”, a rapporté le magazine français Capital. Ces mots proviennent d’Anatoli Antonov, l’ambassadeur de Moscou a Washington qui a voulu détailler les objectifs géopolitiques de la Russie au magazine Newsweek. Le diplomate a soutenu qu’une promesse de Joe Biden d’envoyer encore plus d’équipements militaires aux troupes ukrainiennes pourrait potentiellement conduire a un conflit direct entre la Russie et les Etats-Unis.

“Nous avertissons que ces livraisons d’armes sont dangereuses et sont une provocation a l’encontre de notre Etat”, a encore affirmé Anatoli Antonov avant d’ajouter: “Ces aides militaires peuvent conduire les Etats-Unis et la Fédération de Russie sur la voie d’une confrontation militaire directe. Les convois de véhicules transportant des armes pour équiper les troupes ukrainiennes sont des cibles militaires légitimes pour nos forces armées”. Le diplomate russe a ensuite assuré que le but de l’invasion russe n’était pas d’occuper l’Ukraine mais de “démilitariser et de dénazifier” le régime de Kiev. Un objectif, qui selon le diplomate, serait presque atteint.

De son côté, Joe Biden a estimé que le conflit russo-ukrainien était le résultat d’une “invasion non provoquée et injustifiée” ordonnée par le président Vladimir Poutine. Kiev et Washington considèrent cette incursion comme une escalade de l’intervention initiale de Moscou en 2014.

Poutine convaincu que “l’opération militaire” atteindra son objectif

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré, lors d’une remise de récompenses, que l'”opération militaire” de son pays atteindrait sans aucun doute ce qu’il a qualifié de “nobles” objectifs.

Il a réaffirmé que la Russie n’avait pas eu d’autre choix que de lancer cette “opération militaire” pour se protéger, et que l’affrontement avec les forces ukrainiennes “anti-russes” était inévitable, a rapporté France Bleu.

Offensive imminente sur l’Est

Une offensive massive de l’armée russe est attendue “très prochainement” dans l’Est de l’Ukraine, alors que Moscou a fait de la conquête totale du Donbass son objectif prioritaire. Une partie de cette région, frontalière de la Russie, est contrôlée depuis 2014 par des séparatistes prorusses. A Washington, un haut responsable du Pentagone a confirmé que les forces russes se renforcent autour du Donbass, et notamment près de la ville stratégique d’Izioum.

Les habitants du Donbass appelés a fuir

“La bataille pour le Donbass durera plusieurs jours, et pendant ces jours nos villes pourraient être complètement détruites”, a prédit le gouverneur ukrainien de la région de Lougansk, dans le Donbass. Il appelle de nouveau les civils a quitter la région. Selon lui, “le scénario de Marioupol peut se répéter dans la région de Lougansk”.

Le Kremlin exige des Occidentaux de payer le gaz russe en “roubles”

“Personne ne va livrer de gaz gratuitement. C’est tout simplement impossible. Et on ne peut le payer qu’en roubles”, a prévenu le porte-parole du Kremlin.

Le Kremlin a insisté mardi sur le paiement en roubles du gaz russe livré a l’Europe, rejetant les critiques du G7, alors que les Occidentaux et les Russes multiplient les sanctions et contre-sanctions depuis l’offensive russe en Ukraine.

“Personne ne va livrer de gaz gratuitement. C’est tout simplement impossible. Et on ne peut le payer qu’en roubles”, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, peut-on lire dans les colonnes de BFMTV.

“La situation a changé dans le contexte d’une guerre économique menée contre la Russie”, a-t-il souligné, “les entreprises (commandant du gaz russe) doivent (le) comprendre”.

En représailles de sanctions européennes adoptées a cause de l’offensive russe en Ukraine, le président Vladimir Poutine a annoncé la semaine dernière que la Russie n’accepterait plus que des roubles en paiement des livraisons de gaz a l’UE, donnant une semaine aux autorités russes pour élaborer un nouveau système de règlement en roubles.

“Pas acceptable”

Lundi, les pays du G7 ont estimé qu’exiger un paiement en roubles du gaz russe n’est “pas acceptable”, selon une annonce faite par le ministre allemand de l’Economie Robert Habeck, qui a appelé les entreprises concernées a “ne pas répondre a la demande de Poutine” et qualifié la Russie de “fournisseur pas fiable”.

“La Russie a toujours été, reste et va rester un fournisseur fiable d’hydrocarbures”, a encore rétorqué mardi Peskov.

Jeudi, le gouvernement russe, la Banque centrale et le géant gazier russe Gazprom doivent présenter a Vladimir Poutine un rapport sur la mise en place du système de paiements en rouble.

Le gaz russe est crucial pour l’UE, qui cherche depuis le début de l’offensive russe en Ukraine a trouver les moyens de se défaire de cette dépendance.

La décision de passer a une facturation en roubles permet a la Russie de soutenir sa monnaie nationale, chahutée par les sanctions, mais la privera d’une source très importante de devises.

Celle-ci implique cependant une révision de contrats d’approvisionnement existants.

Voici les 4 cas où la Russie pourrait avoir recours a l’arme nucléaire, selon Medvedev

Après que le Kremlin a fait référence a plusieurs reprises a la possibilité d’utiliser l’arme nucléaire dans le contexte de sa guerre contre l’Ukraine, l’ex-président russe Dmitri Medvedev a précisé auprès du Guardian les quatre cas de figure qui amèneraient son pays a une telle extrémité.

Dans un entretien accordé samedi au quotidien britannique The Guardian, Dmitri Medvedev, président de la Fédération de Russie entre 2008 et 2012, a précisé les cas de figure qui justifieraient l’emploi de l’arme nucléaire par son pays. Et les déclarations de celui qui les connaît sur le bout des doigts en tant que vice-président du Conseil de sécurité de la Russie seraient presque rassurantes. En effet, avant celles-ci, le Kremlin avait multiplié les alarmes sur ce sujet hautement sensible depuis son entrée en guerre contre l’Ukraine.

Ainsi, dès le 27 février, Vladimir Poutine a appelé le commandement de l’armée a rehausser le niveau d’alerte de ses ogives nucléaires, et mardi dernier, Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe, a ménagé un inquiétant suspense en assurant que sa nation pourrait utiliser sa bombe en cas de “menace existentielle” contre elle.

Medvedev rappelle “les bases”

Après que le régime de Moscou a fait référence a plusieurs reprises a un possible emploi de sa force nucléaire depuis son invasion de l’Ukraine, le vice-président du Conseil de sécurité de la Russie et ex-président de la Fédération, Dmitri Medvedev, a strictement précisé auprès du Guardian le cadre qui occasionnerait le franchissement de ce point de non-retour.

“Nous avons un document spécifique sur le sujet de la dissuasion nucléaire. Il indique clairement les bases sur lesquelles la Fédération de Russie peut légitimement utiliser ses armes nucléaires. Il y en a très peu, permettez-moi de vous les rappeler”, a d’abord lancé celui qui fut aussi le Premier ministre de Vladimir Poutine jusqu’en 2020, selon BFMTV.

“Le premier cas est celui dans lequel la Russie est frappée par un missile nucléaire. Le second désigne toute utilisation d’une autre arme nucléaire contre la Russie ou ses alliés. Le troisième serait une attaque contre une infrastructure vitale qui paralyserait nos forces de dissuasion nucléaires. Et le quatrième cas serait un acte d’agression contre la Russie et ses alliés, menaçant l’existence du pays lui-même, même sans utilisation d’armes nucléaires, c’est-a-dire avec l’emploi d’armes conventionnelles”, a-t-il énuméré.

Medvedev accuse la Pologne de “russophobie”

L’ancien président de la fédération de Russie a fustigé la volonté de Varsovie de s’écarter de l’économie russe.

Les menaces sont a peine voilées. Dans une longue lettre partagée lundi via son compte Telegram, le Vice-président du Conseil de sécurité de Russie, Dmitri Medvedev, a mis en garde la Pologne contre ce qu’il considère comme “de la russophobie” de la part “de politiciens médiocres atteints des signes clairs de folie sénile.”

Celui qui a été président de la fédération de Russie entre 2008 et 2012 – Vladimir Poutine était alors Président du gouvernement du pays – estime que “les intérêts des citoyens polonais ont été sacrifiés” aux “marionnettistes de l’autre côté de l’océan.” Une accusation qui vise directement l’Otan et les Etats-Unis, a quelques jours de la visite du président américain Joe Biden a Varsovie, selon BFMTV.

“Haine de la Russie”

Dans la suite de ses écrits, le responsable russe poursuit ses accusations en faisant référence a la Seconde Guerre mondiale.

“La Pologne oublie que l’armée soviétique l’a libérée de l’occupation nazie”, écrit-il, qualifiant de “rhétorique trompeuse et dégoûtante” la qualification par Varsovie “d’occupation” en ce qui concerne la présence soviétique sur son territoire.

Selon Dmitri Medvedev, ancien chef du Kremlin, la “haine de la Russie” ne “contribue pas au bien-être et a la tranquillité”. “Il en va de même pour de nombreuses autres mesures, qui ne sont pas basées sur l’économie, mais sur la politique sous couvert de ‘dé-russification’ pour alimentent constamment le feu de la haine contre la Russie”, écrit-il encore.

Il fait ici référence a la décision prise la semaine dernière par le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, de réduire la dépendance de son pays a l’égard de la Russie et de couper les liens économiques avec Moscou. “Nous nous occuperons de la dé-russification de l’économie polonaise et européenne”, avait-il dit le 18 mars dernier, rappelle le média anglo-saxon Newsweek.

Tensions toujours fortes

Les relations entre Varsovie et Moscou sont, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, extrêmement tendues, la Pologne ne pardonnant pas le partage de son territoire avec l’Allemagne nazie en 1939, ni le quasi-demi-siècle de communisme imposé a partir de 1945.

Poutine a Macron:”j’atteindrais mes objectifs soit par la négociation, soit par la guerre”

Le patron du Kremlin Vladimir Poutine a dit a son homologue français lors de leur appel téléphonique ce dimanche qu’”il atteindrait ses objectifs soit par la négociation, soit par la guerre”.

Lors d’un nouvel échange téléphonique d’1h45 ce dimanche, Emmanuel Macron a a nouveau tenté de convaincre Vladimir Poutine d’abandonner les armes en Ukraine. Mais au 11e jour de guerre, le chef du Kremlin a “nié” auprès du président français “que son armée prenne des civils pour cible”, et assuré qu’il n’était “pas dans son intention” d’attaquer les centrales nucléaires.

Lors de cet appel qui a duré de 12h a 13h45 et était a l’initiative du locataire de l’Elysée, le maître du Kremlin a toutefois fait savoir a son homologue qu’il atteindrait ses objectifs “soit par la négociation, soit par la guerre”.

La sécurité des centrales nucléaires, “une question cruciale”

Selon les informations de BFMTV, Emmanuel Macron lui a fait part de “ses inquiétudes sur la sécurité des installations nucléaires”, après le bombardement le 4 mars de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie, la plus grande d’Europe. Le président français a rappelé qu’il s’agissait d'”une question cruciale”. Ce a quoi Vladimir Poutine lui a répondu “qu’il était prêt a respecter les normes de l’AIEA pour la protection des centrales”, selon la présidence française.

Poutine menace de nouveau l’Europe

Vladimir Poutine menace l’Europe affirmant que les sanctions imposées a son pays s’apparentaient ” a une déclaration de guerre”.

Le président russe Vladimir Poutine a souligné samedi que la Russie considérerait comme cobelligérant tout pays tentant d’imposer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de l’Ukraine, une revendication de Kiev que l’OTAN a rejetée, et a affirmé que les sanctions imposées a son pays s’apparentaient “a une déclaration de guerre”.

Poutine a également mis en garde contre une éventuelle perte par l’Ukraine de son “statut d’Etat” si les autorités ukrainiennes ne changent pas de politique, peut-on lire dans les colonnes de la Tribune.

“Les autorités actuelles (ukrainiennes, ndlr) doivent comprendre que si elles continuent de faire ce qu’elles font, elles mettent en question l’avenir du statut d’Etat ukrainien. Et si cela se passe, elles en seront entièrement responsables”, a déclaré le maître du Kremlin.

“Ces sanctions qui sont mises en place, cela s’apparente a une déclaration de la guerre”, a estimé Vladimir Poutine. “Mais Dieu merci, on n’en est pas encore arrivé la”, a-t-il ajouté.

Troisième session de négociations

Un troisième round de pourparlers entre l’Ukraine et la Russie se déroulera lundi, a annoncé samedi un  membre de la délégation ukrainienne, David Arakhamia.

Pékin a appelé de son côté a des négociations directes entre la Russie et l’Ukraine lors d’un entretien téléphonique samedi entre le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue américain Antony Blinken, selon un communiqué officiel chinois.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche sur Twitter s’être entretenu une nouvelle fois au téléphone avec son homologue américain Joe Biden pour discuter de “questions de sécurité”, du “soutien financier pour l’Ukraine” et de “la poursuite des sanctions contre la Russie”.

Medvedev menace la France de “guerre réelle”

Le vice-président du Conseil de sécurité russe Dmitri Medvedev a menacé ce mardi le gouvernement français de “guerre réelle”, en réaction aux propos du ministre français de l’Economie, Bruno le Maire, qui disait un peu plus tôt que l’Occident allait “provoquer l’effondrement de l’économie russe”.

Le vice-président du Conseil de sécurité de Russie Dmitri Medvedev a vivement réagi aux propos tenus mardi matin par le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire, menaçant le gouvernement français de “guerre réelle” dans le cas où la France continuait d’imposer des sanctions économiques a son pays contre l’invasion russe de l’Ukraine.

“Un ministre français a dit aujourd’hui qu’ils nous avaient déclaré la guerre économique. Faites attention a votre discours, messieurs!”, écrit Dmitri Medvedev sur Twitter, avant d’ajouter: “Et n’oubliez pas que les guerres économiques dans l’histoire de l’humanité se sont souvent transformées en guerres réelles”.

Un ministre français promet l’”effondrement” de l’économie russe

Le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire a promis ,ce mardi 1er mars 2022, de provoquer l’”effondrement de l’économie russe” en représailles a l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe.

“Nous allons livrer une guerre économique et financière totale a la Russie”, a déclaré  le ministre français de l’Economie, mardi 1er mars sur France info.

Selon lui, les sanctions seront “appliquées” jusqu’a ce que “Vladimir Poutine revienne a de meilleures intentions en Ukraine”.

“Nous voulons viser le cœur du système russe, nous visons Vladimir Poutine, nous visons les oligarques, mais nous visons aussi toute l’économie russe et le peuple russe en paiera aussi les conséquences”, a-t-il poursuivi.

“Les sanctions doivent frapper vite, frapper fort et on en voit déja les effets”, a ajouté Bruno Le Maire, indiquant que “le rouble s’est effondré de 30%” et que “les réserves de change russe sont en train de fondre comme neige au soleil”. “Le fameux trésor de guerre de Vladimir Poutine est déja réduit a presque rien”, a-t-il assuré. “Nous allons donc provoquer l’effondrement de l’économie russe”, a averti Bruno Le Maire, constatant déja “l’effondrement du marché”, la hausse des taux d’intérêt et “l’augmentation de l’inflation” en Russie.

Par ailleurs, Bruno Le Maire a promis de “faire en sorte qu’il ne s’agisse pas simplement d’un gel mais d’une saisie des avoirs”. “Nous sommes en train de travailler juridiquement avec la chancellerie pour que le gel devienne une saisie, nous allons toucher au cœur le pouvoir russe (…) Aucun oligarque ne passera entre les mailles de nos filets, c’est notre objectif”, a-t-il averti.

“C’est un message que nous adressons a tous les régimes autoritaires qui veulent contester l’efficacité, le poids politique, des démocraties sur la planète.”

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