Quand HRW soutient les homosexuels en Algérie – الشروق أونلاين
السبت 25 ماي 2019 م, الموافق لـ 21 رمضان 1440 هـ آخر تحديث 19:54
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إذاعة الشروق
D.R

L’ONG Human Rights Watch (HRW) a dit dans son rapport que la situation des droits de l’homme en Algérie n’avait connu aucune amélioration pendant l’an 2018, estimant que “les autorités du pays ont restreint la liberté d’expression, le droit à la création d’association, le rassemblement et la contestation pacifique”.

L’ONG reproche également aux “autorités d’avoir détenu et traduit en justice des blogueurs, des activistes des droits humains pour divers chefs d’inculpation, entre autres incitation à un attroupement non-autorisé, intelligence avec des pays étrangers,  diffamation envers des fonctionnaires publics…et d’avoir rapatrié des milliers de migrants sans respecter les procédures juridiques qui s’imposent”.

HRW prétend également que “des adeptes de l’Ahmadisme, considérée comme une minorité ethnique, sont jugés pour avoir pratiqué des rites religieux”.

 Dans son rapport annuel pour l’année 2018, publié jeudi dernier,  l’ONG a soutenu qu’il y avait un recul “flagrant” en matière des droits de l’homme, relevant que “les autorités continuent d’empêcher les ONG algériennes d’obtenir un statut juridique, les visites d’experts et des instances des droits de l’homme relevant des Nations unies, dont les rapporteurs spéciaux sur la torture, la liberté de rassemblement pacifique, la création d’associations et l’équipe onusienne spéciale dans les disparitions forcées et involontaires et la détention arbitraire”  .

Pour ce qui est de la liberté de réunion, le rapport soutient que ce droit est violé par les autorités, évoquant la mise sous scellée de deux sièges d’association de défense des droits des femmes.

Comme il a critiqué le traitement réservé aux migrants clandestins, rappelant que “les autorités ont fait des descentes dans des régions où se trouvent des migrants arrêtés dans la rue, dans des chantiers de construction, transportés vers le Sud et puis expulsés vers la frontière nigérienne et malienne, et pour la plupart des cas sans nourriture et presque sans eau”.

L’ONG a pris à nouveau la défense des homosexuels, rappelant que “l’article 338 stipule que tout coupable d’un acte d’homosexualité est puni d’une peine allant de deux mois à deux ans de prison ferme et d’une amende allant de cinq cents à deux mille dinars”.

Le même document a réitéré les recommandations proposées auparavant par la commission onusienne des droits de l’homme en juillet 2018  à propos notamment de la révision du code pénal pour donner une définition globale du viol, l’abrogation de l’article 326, l’abrogation des dispositions de pardon dans la loi de la violence domestique. Selon HRW, il y a obligation de colmater les lacunes présentes dans le code pénal de 2015.

“Tandis que le code pénal algérien de 2015 réprime certains actes de violence domestique, ce même texte prévoit également l’annulation des poursuites ou allègement des peines en cas de pardon de la victime” , a estimé la même source.

“En dépit des amendements établis en 2005 et qui ont permis à la femme d’obtenir le divorce et la garde des enfants, le code de la famille algérien continue de distinguer entre l’homme et la femme lors du recours à la justice pour demander le divorce”, a jouté le même rapport, soutenant que “les hommes ont par contre le droit de demander le divorce et de décider unilatéralement et sans aucune justification”.

Abdeslam Sekia / Traduit par: Moussa. K.

https://goo.gl/gzPcH5
Algérie Droits de l'Homme Human Rights Watch

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