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D.R

Le sénateur Olivier Léonhardt du groupe RDSE a demandé aux autorités françaises de se positionner sur la crise politique en Algérie, affirmant que «le silence du gouvernement sur ces événements est chaque jour plus gênant».

Mercredi 9 octobre, le sénateur français du groupe du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) Olivier Léonhardt a interpellé le Premier ministre Edouard Philippe sur la situation politique en Algérie lors de la séance consacrée aux questions au gouvernement, indique le rapport de la séance publié sur le site du Sénat.

Après avoir affirmé qu’«un nouveau cap a été franchi par la junte au pouvoir», le sénateur a souligné que «si personne ne demande à la France d’agir en lieu et place de la société algérienne, le silence du gouvernement sur ces événements est chaque jour plus gênant».

Dans le même sens, l’élu a pointé «les arrestations arbitraires et l’incarcération de citoyens algériens qui expriment simplement leur opinion». «Des militants associatifs du Rassemblement actions jeunesse ou de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme, eux aussi, sont arrêtés», a-t-il ajouté.

Ainsi, M.Léonhardt a affirmé qu’«Il est temps de condamner clairement les agissements contre le mouvement démocratique». «À la faute morale, n’ajoutons pas une faute politique!», et ce malgré «les liens de la France avec l’Algérie, notamment en matière de lutte contre le terrorisme».

En conclusion, Olivier Léonhardt a mis l’accent sur le fait «que c’est le peuple algérien qui est notre allié, et non la junte en place». «Il faut tendre la main au peuple algérien: voilà l’intérêt de la France! C’est bien le peuple algérien qui sera au pouvoir, tôt ou tard: c’est inéluctable. C’est lui notre partenaire, c’est lui l’avenir!», a-t-il conclu.

La réponse du représentant du gouvernement français

En réponse à la question du sénateur du RDSE, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères et de l’Europe, a affirmé que le seul souhait de la France était que «les Algériens trouvent ensemble les chemins d’une transition démocratique».

«Nous avons confiance dans l’esprit de responsabilité, de civisme et de dignité qui prévaut depuis le début des manifestations et qui suscite l’admiration», a-t-il ajouté, soulignant que «nous sommes attentifs à ce que cet esprit puisse continuer à s’exprimer pacifiquement, dans le respect de la liberté d’expression et de manifestation».

Pour M.Lemoyne, «Il n’y a qu’une solution: le dialogue démocratique». «Nous continuerons à nous tenir aux côtés de l’Algérie et des Algériens, dans le respect et l’amitié qui président à nos relations», a-t-il conclu.

L’Algérie s’oppose à toute ingérence

L’Algérie intègre le cercle réduit des pays aptes à «lancer des attaques au sol par missile depuis des sous-marins»

Dans une déclaration à la presse sur l’affaire de la députée française Mathilde Panot lundi 7 octobre, Sabri Boukadoum, ministre algérien des Affaires étrangères, a estimé que ce qu’elle avait fait à Bejaïa était une «atteinte à la souveraineté nationale» algérienne.

«Si un parlementaire, un politique ou même un journaliste algérien participait à des manifestations à l’étranger, comment le pays hôte va-t-il le prendre?», s’est interrogé le diplomate, affirmant qu’«il s’agit d’une atteinte à la souveraineté nationale […]». «Elle est parlementaire en France et non pas en Algérie», a-t-il conclu.

De son côté, dans un discours prononcé lundi 30 septembre à Oran, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a mis en garde contre toute tentative d’ingérence dans les affaires internes de l’Algérie.

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