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Le procès des hauts responsables impliqués dans l’affaire de montage de véhicules qui a provoqué des manques à gagner de plusieurs centaines milliards de dinars se poursuit, ce jeudi 5 décembre 2019, au tribunal de Sidi M’hamed à Alger.

Le juge interrogera ,ce jeudi, les hommes d’affaires ayant bénéficié des crédits pour monter leurs usines de montage de véhicules, en l’occurrence Arbaoui, Bairi et Mazouz.

Il est à souligner que les accusés se trouvent au tribunal et les journalistes sont en place pour couvrir le procès, sachant que ces derniers ont reçu l’instruction de ne pas utiliser leurs smartphones dans la salle d’audience sous peine de se faire retirer leurs appareils.

Belhout : l’activité initiale était la fabrication de céramique avant d’être changée en montage de véhicules.  A cette date, j’étais en stage et je n’avais pas ce dossier devant moi.

Le juge appelle Belhout en tant que témoin : parlez-nous de la première demande formule et comment a-t-elle a été changée ?

Bairi : Non, monsieur le juge c’est plutôt 12 milliards de centimes.

Le juge : vous être à l’origine d’un manque à gagner de 12 milliards de dinars ?

Bairi: vous savez bien comment l’Algérie était gérée. On est passé directement au montage de véhicules sans pour autant consulter d’experts, d’industriels et des spécialistes en la matière.

Le juge: vous avez bénéficié d’une décision d’acceptation dans la liste 5+5?

Bairi : Monsieur le juge, je récuse totalement ces accusations.

Le juge accuse Mohamed Bairi d’incitation d’agents publics à exploiter leur influence effective et supposée dans le but de bénéficier d’indus privilèges en matière de marchés publics, le blanchiment d’argent et le financement occulte de partis politiques.

14h05: Le juge demande à l’autre accusé, Mohamed Bairi de passer à la barre.

Le procureur de la République s’est adressé à nouveau à Mazouz en lui disant que: «depuis ce matin, vous dites que vous avez été méprisé, exclu…alors que le dossier sous nos yeux atteste que vous aviez bénéficié de trois décisions : la première est technique et sans autorisation provisoire, sans cahier des charges et sans passer par la commission d’évaluation. La seconde, c’était en 2019 et sans qu’une visite ne soit rendue dans votre usine et sans autorisation provisoire et la troisième est émaillée elle-aussi de plusieurs violations», et malgré cela vous ne cessez de dire que vous n’aviez jamais bénéficié de rien!

Mazouz répond avec colère: il s’agit d’un tout autre marché.

Le procureur de la République à l’adresse de Mazouz: il y a un autre dossier qui a entraîné un manque à gagner de 29 milliards de dinars pour l’Etat.

J’ai d’ailleurs demandé à mon fils quand la société Mazouz l’a contacté pour bénéficier de son expérience étant diplômé de l’Université d’Oxford en Commerce et management d’ «être nationaliste» et de ne pas travailler dans un secteur étatique. Je n’ai absolument pas accordé de facilitations à Mazouz.

Sellal : J’ai quitté le gouvernement début mai 2017 et son dossier est validé en 2018. Ceci dit, je n’ai exercé aucune influence.

Le juge interroge Abdelmalek Sellal : lorsque votre fils a rejoint le groupe Mazouz en tant qu’associé. Ce fait ne vous a-t-il pas influé pour accorder l’autorisation à cette société ?

#عبد_المالك_سلال يتحدث للقاضي بصوت متعب …شاهد بالصورة والصوت

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Gepostet von Echorouk News TV am Donnerstag, 5. Dezember 2019

Yousfi: ce n’est pas moi qui élabore le rapport et quant à mon différend avec Ouyahia, il concerne le clause relative au partenaire étranger dont j’ai tenue à ce qu’elle soit respectée.

Le procureur \de la République questionne Yousfi : pourquoi avez-vous refusé le dossier de Mazouz?

Yousfi : J’ai reçu une instruction d’Ouyahia me demandant d’exempter Mazouz du partenaire étranger, mais j’ai refusé de l’appliquer. Quand j’ai rendu visite à Mazouz dans son usine à Sétif, il m’a  demandé de l’exempter du partenaire étranger.

Yousfi: Nous avons proposé de modifier le cahier des charges de sorte que la part du partenaire étranger soit de 10%.

Le procureur de la République interroge Yousfi : comment Mazouz a-t-il obtenu le cahier des charges bien qu’il n’avait pas un partenaire étranger comme associé?

Ouyahia : il s’agit d’une affaire interne du ministère de l’Industrie.

Le juge à Ouyahia : pourquoi l’usine « Peugeot » n’était pas soumise à la commission d’évaluation au niveau du ministère de l’Industrie?

Mazouz a répliqué qu’il exerçait déjà dans le domaine d’automobile et des pièces de rechange, soulignant qu’il est associé désormais à un partenaire étranger.

Le procureur de la République à Mazouz: Le partenaire étranger était associé après qu’une autorisation vous ait été attribuée.

Mazouz répond avec colère au point où le procureur de la République lui a demandé de se calmer…

Et Mazouz de se plaindre : «on m’a méprisé, on m’a pas donné d’autorisation dès le début».

Ouyahia a affirmé en tant que témoin dans l’affaire Mazouz que le Conseil national d’investissement (CNI) avait accordé des privilèges à la liste 5+5 avant qu’il ne prenne en main les destinées du Premier ministère et que le représentant du président de la République et le ministère des Finances étaient au courant.

Ouyahia: Mazouz m’a présenté des documents attestant qu’il possède bel et bien une usine.

Le juge s’adresse à nouveau à Ouyahia: vous avez accordé à Mazouz un prolongement d’exonération de 12 mois.

Mazouz: le ministère de l’Industrie m’a exclu.

Le juge se retourne vers Mazouz : votre dossier a été traité en 40 jours.

Ouyahia se défend en soulignant que l’attribution des autorisations ne relève pas de ses prérogatives, ajoutant qu’il n’était pas ministre au moment où Arbaoui en a reçu l’autorisation de montage de véhicules «KIA».

Le juge à Ouyahia : je ne parle d’autorisation mais du favoritisme dans l’attribution de ces autorisations.

10h28: Le juge demande à Ouyahia de se présenter et de donner sa version en tant que témoin au sujet de la correspondance du ministre de l’Industrie portant exemption de Mazouz et un certain nombre de patrons d’usines de montage de véhicule quant de la condition d’associer un partenaire étranger.

Mazouz : je suis le dernier à avoir obtenu l’autorisation de montage de véhicules et j’ai eu l’agrément le 16 avril 2018.

Quant à sa contribution au financement de la campagne électorale de Bouteflika, Mazouz a nié en bloc ajoutant que l’agrément obtenu n’a rien à voir avec la campagne.

10h25: Le juge appelle en premier l’accusé Mazouz à se présenter à la barre pour incitation d’agents publics à exploiter leur influence effective et supposée dans le but de bénéficier d’indus privilèges en matière de marchés publics, le blanchiment d’argent et le financement occulte de partis politiques.

Montage de véhicules Tribunal de Sidi M'hamed

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