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D.R

Les contestations que connaissent certains secteurs et les déclarations tenues par quelques ministres renseignent que les jours de l’équipe gouvernementale semblent comptés, d’autant plus que plusieurs ministres ne sont plus en mesure de contenir la colère qui gronde dans leurs départements respectifs, notamment ceux de l’Education et de la Santé.

En effet, les mouvements de contestation ne concernent pas seulement ces deux ministères, mais au vu du bras de fer qui n’a pas tendance à détendre, certains redoutent un pourrissement, voire un danger sur la stabilité générale.

D’ailleurs, des centaines de médecins résidents ont bravé l’interdit, lundi, en battant le pavé à la Grande Poste d’Alger.

Si la manifestation des médecins n’a pas été réprimée par les forces de l’ordre comme ce fut le cas la fois précédente, la persistance de la situation qui prévaut dans ce secteur risque d’entraîner des conséquences néfastes.

En tout cas, le secteur de l’Education n’est lui-aussi pas en reste car le climat qui y règne est tout sauf rassurant dans la mesure où le gouvernement semble incapable de prendre en charge les revendications professionnelles des enseignants, non plus de trouver des solutions susceptibles de satisfaire le Cnapeste d’un côté, et la tutelle d’un autre.  

Le vent qui souffle à la maison “Benghebrit” et “Hasbellaoui”  ne s’arrête pas là, car il s’étend à une vitesse relativement moins à celles de Tahar Hadjar (Enseignement supérieur), Mohamed Benmeradi (Commerce), Abdelghani Zaâlane (Transports/ Travaux publics), Abderrahmane Raouya (Finances) et Abdelwahid Temmar (Habitat).

En vérité, il y a fort risque d’explosion sociale à la lumière du rythme avec lequel avancent les différents projets de logements, la crise financière à laquelle est confronté le secteur des Travaux publics qui devrait retarder la livraison de nombreux projets vitaux, celle des nouveaux tarifs de transport. A cela s’ajoute la tension qui s’installe dans le secteur du Commerce à cause d’interdiction de plusieurs produits à l’importation, outre la remise en cause de la qualité de certains produits subventionnés, dont le lait en sachet qui n’est toujours pas disponible en quantités suffisantes.

Force est de souligner que la dernière sortie du ministre des Finances depuis Dubaï (EAU), annonçant la détermination du gouvernement de supprimer des subventions de l’Etat sur nombre de produits de large consommation suscite tant d’interrogations. Pour cause, les propos de Raouya coïncident avec l’appel lancé par la patronne du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, aux pays arabes leur rappelant la nécessité de réduire les dépenses  publiques à travers la levée des subventions sur les produits de consommation…Une déclaration qui manque de pertinence de l’avis des observateurs.

De tels propos risquent dangereusement  de jeter de l’huile sur le feu d’autant plus que le front social serait au bord de l’éclatement. A ce propos, Raouya a-t-il bien mesuré le degré de gravité de ses propos prononcés dans un contexte où l’Exécutif semble en panne de solutions face à une contestation qui ne cesse de grossir et semble n’épargner plus aucun secteur? Quel est l’objectif visé par le premier argentier du pays en révélant l’intention de gouvernement de renoncer à la politique de subvention, qui reste un acquis dont jouissent les citoyens depuis l’indépendance?

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1 تعليق
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  • IBNOU SABILE

    j'ai travaillé 35 ans sans jamais débrayé une seule journée, avec un salaire misérable el houri nous disait serrér la ceinture nous allons construire des villages agricoles…Une fois réalisés il leur attribua les terres, maintenant ils sont tous des riches, comble de l'ironie des chambres froides furent réalisées pour eux afin qu'ils nous livrent de quoi manger avec parcimonie…….Ainsi les prix sont maintenus a un niveau selon leurs désirs…….pleure oh pays bien aimé disait Alain PLATON de l'Afrique du sud.