السبت 23 جانفي 2021 م, الموافق لـ 09 جمادى الآخرة 1442 هـ
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Donald Trump

Universitaires, chercheurs et activistes de différents pays ont signé une pétition dans laquelle ils condamnent la reconnaissance par le président américain sortant, Donald Trump, de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, exigeant son annulation pure et simple.

«Nous, scientifiques, chercheurs, activistes et personnes concernées condamnons fermement la proclamation faite par le président Donald Trump dans laquelle il reconnaît “la prétendue souveraineté” marocaine sur le Sahara occidental», a indiqué le texte de la pétition diffusé sur les réseaux sociaux.

Les signataires de la pétition, qui appellent à l’annulation de la proclamation de Trump, signalent que celle-ci est venue “en contrepartie” de la normalisation des relations entre le Maroc et l’entité sioniste.

«La contrepartie met en évidence l’interconnexion du colonialisme israélien en Palestine et marocain au Sahara occidental et leur lien avec l’impérialisme américain», notent-ils, révélant que dans la foulée de cet annonce, «les États-Unis ont négocié avec le Maroc la vente de drones consacrant ainsi un modèle de soutien militaire aux régimes déstabilisateurs et colonisateurs de la région».

Ils affirment, en outre, que «la décolonisation du Sahara occidental ne consiste pas seulement à imposer le respect des normes des Nations Unies en matière d’autodétermination et contre la domination étrangère. Il s’agit aussi de contrecarrer les forces coloniales et l’occupation qui ont longtemps déstabilisé l’Afrique et le Moyen-Orient», rappelant que «le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination a été reconnu par la Cour internationale de justice, la Cour européenne de justice, l’Union africaine, l’Assemblée générale de l’ONU et le Conseil de sécurité de l’ONU».

Les auteurs de la pétition estiment que le processus de règlement de la question sahraouie devrait être «revu à la lumière de la nouvelle réalité dictée» par la reprise de la lutte armée du peuple sahraoui suite à la violation du cessez-le-feu de 1991 par le Maroc. Ils accusent également le Maroc d’avoir, à plusieurs reprises, empêché la tenue du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. Une attitude qui a donné lieu, déplorent-ils, à la démission, en mai 2019, de Horst Köhler, envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental.

D’un autre côté, les signataires du document estiment que le mandat de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) doit être élargi pour inclure le suivi de la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.

«La mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) est la seule mission de maintien de la paix mise en place (dans la région) depuis la fin de la guerre froide et elle n’a pas de mandat en matière de droits de l’homme. Elle devrait donc être dotée de ce mandat», soutiennent-ils.

Dans leur pétition, les signataires ont également dénoncé «répression brutale exercée par le Maroc contre les militants sahraouis et des violations des droits humains contre les prisonniers politiques sahraouis (rapportées par des associations sahraouies telles que Equipe Media, Codapso et ASVDH, mais aussi par des organisations internationales à l’instar de Human Rights Watch et Amnesty International)».

Sur un autre plan, la pétition appelle les multinationales à ne pas investir au Sahara occidental occupé avant qu’une solution politique au conflit ne soit trouvée.

«Pendant la durée du cessez-le-feu récemment rompu, des multinationales ont collaboré avec le Maroc pour explorer illégalement les réserves de pétrole du Sahara occidental, investir dans des projets de développement économique et exploiter les ressources (de ces territoires)», indiquent-ils, évoquant des «investissement, entre autres, dans les domaines de l’éolien, du phosphate, des produits agricoles et des produits de la pêche».

«Comme l’a conclu en 2002, le sous-secrétaire général des Nations Unies aux affaires juridiques, Hans Corell, l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental sans le consentement des Sahraouis est une violation directe du droit international. Les arrêts de la Cour de justice de l’UE en 2015, 2016 et 2018 ainsi que les auditions devant la Haute Cour du Royaume-Uni en 2015, concernant les accords commerciaux UE-Maroc qui ont inclus des ressources du Sahara occidental occupé, sont parvenus à la même conclusion, tout comme (cela a été le cas pour) une décision rendue en 2018 par la Haute Cour d’Afrique du Sud sur les exportations de phosphate du Sahara occidental  occupé», a conclu le document.

Force est de rappeler que la position du président sortant Donald Trump – dont une procédure de destitution à son encontre est en cours après l’invasion du Capitole, a été critiquée par plusieurs pays, organisations et personnalités politiques.

Donald Trump pétition Sahara Occidental

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