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1,2 million de mineurs englués dans des réseaux de criminalité et de “harraga”!

Echoroukonline
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La Fondation Nationale pour la Promotion de la Santé et le Développement de la Recherche (FOREM), dans son dernier rapport, publié en Novembre dernier, à révélée des chiffres effrayants concernant le déperdition scolaire et le crime qui en résulte pour les enfants englués dans le monde de la criminalité, de la violence physique ou sexuelle, “avec plus d’un million 200 000 enfants ayant quitté l’école sans avoir atteint l’âge de 16 ans au cours des cinq dernières années seulement ».
Le Professeur Mustapha Khiati, Président de la FOREM, a mis en garde dimanche contre la montée du la « Harga » face au phénomène de la déperdition scolaire et à ses conséquences qui ont transformé des groupe d’enfants en criminels ou en victimes, à travers leur exploitation hideuse par des réseaux de passeurs.

Dans une déclaration à « Echorouk », M. Khiati a déclaré que, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Éducation et par le système judiciaire à la FOREM, on compte un million et 200 000 enfants de moins de 16 ans voués à la rue et à la délinquance, dont 18 000 au cours des cinq dernières années.

Et d’ajouter : « L’Administration pénitentiaire du ministère de la Justice enregistre une augmentation régulière du nombre d’enfants impliqués dans des infractions mineures telles que le vol, l’agression, les coups et blessures et les insultes envers autrui ».

Dans le même sillage, M. Khiati a appelé à prendre des mesures urgentes pour lutter contre le phénomène de la violence à l’encontre des enfants, qui a pris une tournure importante et qui révèle l’enregistrement de plus de 60 000 cas par an. Ce chiffre ne reflète pas toute la réalité, car il est délivré par des organismes officiels. En fait, ils sont quatre fois plus, soit près d’un demi-million d’enfants qui sont exposés à la violence chaque année.

Il rappelle que l’enfant est le « maillon faible » de la société et qu’il reste exposé à beaucoup de risques, notamment à la consommation de drogues, « une situation, signale-t-il, que nous avons dénoncé depuis une quinzaine d’années ». Il observe à ce propos que l’application du 3ème plan quatriennal de lutte contre ce phénomène « se fait toujours attendre ».
Face, par ailleurs, aux risques que font courir les narcotiques à la population juvénile en particulier, l’intervenant estime qu’il faut toujours « maximiser » ces derniers en prévoyant que « le pire peut survenir ».
Des dangers potentiels que peut, d’autre part, représenter l’usage déviant des réseaux sociaux par les jeunes, le président de la FOREM constate que la cybercriminalité prend de l’ampleur, une situation qu’il explique par l’oisiveté d’un grand nombre de membres de la population juvénile, résultat notamment de la déperdition de l’école, dont il précise qu’elle met à la rue quelque 200.000 enfants, chaque année.

Par ailleurs, le Président de la “FOREM” a en outre mis en garde contre le phénomène de la “Harga” (l’immigration clandestine), qui s’est propagé au cours des quelques mois où les services des garde-côtes ont sauvé des dizaines de mineurs qui ont tenté de passer de l’autre rive de la Méditerranée, après avoir été “soumis à un lavage de cerveau par des groupes mafieux”, dira-t-il.

Il a expliqué dans sa déclaration que ce phénomène qui s’est emparé des jeunes Algériens trouve sa source dans «la mal vie des jeunes, les mauvaises conditions de vie des gens, avec des horizons bouchés».

«Ce qui donne fatalement plus de crédit et d’emprise sur eux par les réseaux sociaux, alors que l’Internet exacerbe ces mauvaises conditions de vie et présente la vie à l’étranger sous les meilleurs auspices», ajoute le Pr Khiati selon lequel «c’est ce qui pousse les jeunes à tenter d’émigrer illégalement».

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