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2000 sociétés dans le rouge…vers la suppression de 20 000 emplois!

Echoroukonline
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D.R

Des organisations patronales ont lancé un appel d’urgence en faveur d’accélération des démarches susceptibles de résoudre la crise des sociétés de construction et des travaux publics, dont les revenus sont tirés essentiellement des appels d’offre et des projets.

Hélas, ces derniers ont été gelés depuis le début du mouvement populaire, le 22 février dernier, suite notamment au gel des réunions du Conseil national d’investissement (CNI) et de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) reportées sine die.  A cela s’ajoute le gel des commissions d’étude des crédits au niveau des banques publiques.

A ce titre, Nadir Belabbas, vice-président de la Confédération algérienne du patronat (CAP) a confié à Echorouk que l’Exécutif était interpellé à trouver des solutions aux 2000 sociétés de bâtiment, travaux publics et hydraulique (BTPH), qui emploient pas moins de 20 000 ouvriers, et qui font face aujourd’hui à une sérieuse crise financière, faute de projets et de marchés. Une situation qui dure depuis plus de cinq mois, et dont l’amélioration ne serait pas pour demain au vu de l’absence de la stabilité politique.

Pour Belabbas, l’instabilité politique a impacté directement la situation économique du pays qui devrait, à ses yeux, être épargnée par le Hirak et qu’il y a absolument nécessité de lancer de nouveaux projets et reprendre les chantiers de construction de sorte que le Trésor public ne perde pas des milliards de dollars. Des sommes que l’on ne peut pas récupérer, selon lui, même après le retour de la stabilité et l’élection d’un nouveau président de la République.

Selon notre interlocuteur, ce qui rend aussi gravissime la situation des sociétés économiques, c’est plutôt l’immobilisme des membres du gouvernement et la non-tenue des réunions au niveau des commissions d’étude des crédits; gelés au sein des banques publiques.

“Comment est-ce que les sociétés d’entrepreneuriat et les entreprises économiques puissent continuer à travailler en l’absence de marchés, de projets et sans argent ni crédits?”, s’est-il interrogé.

Imène Kimouche / Traduit par: Moussa. K.

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