Abdelkader Boukhemkhem: « La base du FIS ne votera pour aucun parti »
« Le boycottage des prochaines élections législatives est la meilleure façon pacifique d’exprimer la volonté du peuple au changement », a indiqué hier à Echorouk l’ancien membre dirigeant du Front islamique du salut (FIS) dissous, Abdelkader Boukhemkhem.
Cet ancien membre dirigeant du FIS dissous a critiqué les « personnes » ayant appelé la base du parti dissous à voter pour le Front du changement (FC) d’Adelmadjid Menasra. « Ces voix qui ont appelé la base du FIS à voter pour le FC ne représentent qu’elles mêmes », a-t-il dit à cet effet en référence à Al Hachemi Sahnouni qui a appelé récemment la base du FIS à voter pour le président du FC. Dans un appel téléphonique à Echorouk, Abdelakder Boukhemkhem a critiqué l’organisation des prochaines élections législatives estimant que l’actuel régime a « jailli » de l’arrêt du processus électoral et au détriment de la volonté populaire. Selon lui, les prochaines élections ne conduiraient pas au changement vu qu’elles signifient la poursuite du régime actuel que le peuple et le président qualifient d « incompétent ».
A une question d’Echorouk pour savoir les motifs qui l’ont poussé à appeler au boycottage des prochaines élections législatives, notre interlocuteur a répondu qu’il n’est pas possible de soutenir ces élections vu qu’elles permettront selon de perpétuer le régime actuel alors que le peuple revendiquent son changement. Le « boycottage des élections voudrait dire que le peuple revendique le changement », a estimé Abdelakder Boukhemkhem. Selon lui, l’utilisation d’autres moyens pour réaliser cet objectif pourrait déboucher sur des conséquences graves. A ce propos, il s’est dit contre le recours à la violence et la destruction des entreprises.
Explicitement, Abdelakder Boukhemkhem a appelé le peuple à boycotter les urnes le 10 mai prochain. Ainsi, il emboîte le pas au deuxième homme du FIS dissous qui a appelé dans un communiqué au boycottage des prochaines élections législatives. Commentant la participation des partis islamistes aux prochaines élections, il a estimé que tous les partis sans exceptions ne représentent qu’eux même estimant que leurs seule préoccupation c’est de bénéficier de la « tarte », c’est-à-dire les 35 millions de centimes que touchent les députés. « S’il n’ y avait pas ce salaire alléchant, il y aurait aucun candidat aux prochaines élections », a-t-il conclu.