Américaine tuée en Cisjordanie: La famille accuse Israël et réclame une enquête
Selon l’ONU, Aysenur Ezgi Eygi, 26 ans, a été tuée par des tirs des forces israéliennes alors qu’elle participait à une manifestation contre la colonisation à Beita, près de Naplouse.
La famille d’une militante américano-turque blessée mortellement par balle en Cisjordanie occupée lors d’une manifestation anticolonisation, a accusé ce samedi 7 septembre l’armée israélienne de l’avoir tuée et exigé une «enquête indépendante».
Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), Aysenur Ezgi Eygi, 26 ans, a été tuée par des tirs des forces israéliennes alors qu’elle participait à une manifestation contre la colonisation israélienne à Beita, près de Naplouse dans le nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.
Washington déplore une «mort tragique»
«Sa présence dans nos vies a été brutalement, injustement et illégalement arrachée par l’armée israélienne», a déploré la famille de la jeune femme dans un communiqué. «Aysenur défendait pacifiquement la justice lorsqu’elle a été tuée par une balle», a-t-elle ajouté, faisant état d’une vidéo «montrant qu’elle (la balle) provenait d’un tireur de l’armée israélienne».
«Nous demandons au président Joe Biden, à la vice-présidente KamalaHarris et au secrétaire d’État Antony Blinken d’ordonner une enquête indépendante sur le meurtre injuste d’une citoyenne américaine et de veiller à ce que les coupables répondent pleinement de leurs actes.»
L’armée israélienne a indiqué vendredi que des soldats dans le secteur de Beita avaient «répondu par des tirs en direction de l’instigateur principal de violences qui avait lancé des pierres sur eux et présentait une menace». Elle a dit «examiner les informations selon lesquelles une ressortissante étrangère a été tuée du fait de coups de feu dans la zone». Principal allié d’Israël, Washington a déploré la mort «tragique» de la jeune femme et a réclamé une enquête. Sa famille a estimé toutefois qu’«au vu des circonstances (…) de la mort d’Aysenur, une enquête israélienne n’est pas suffisante».