Après Iquioussen au Maroc, Darmanin annonce l’expulsion d’un imam en Tunisie
Après l’expulsion d’un imam marocain en 2022, en l’occurrence Hassan Iquioussen, c’est au tour d’un autre imam d’origine tunisienne,Mahjoub Mahjoubi, d’être expulsé de la France, selon le ministre français de l’Intérieur Gérard Darmanin.
Celui-ci a annoncé l’expulsion de cet imam et le retrait de son titre de séjour en raison de ses propos considérés comme un “appel à la haine”.
Une décision prise à moins d’un mois du début du mois de Ramadhan, prévu officiellement en France le 11 mars prochain.
Darmanin a partagé sur son compte officiel sur le réseau “X” que sur sa demande, les paroles de cet imam ont été signalées au procureur de la République par le préfet du Gard (Sud) cette semaine. Il a également demandé le retrait du titre de séjour de l’imam en vue de son expulsion du territoire, mettant en garde que tout appel à la haine ne restera pas sans réponse, ont rapporté plusieurs médias.
Les médias locaux indiquent que l’imam en question serait Mahjoub Mahjoubi, de nationalité tunisienne, exerçant à Bagnols-sur-Cèze (Gard). Dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, l’imam a qualifié le drapeau “tricolore” (sans nommer la France) de “drapeau satanique” sans valeur auprès d’Allah.
Iqioussen expulsé au Maroc par la Belgique
Fin juillet 2022, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé son expulsion du territoire français. Mais l’imam était introuvable au moment où l’arrêté d’expulsion avait été définitivement et avait fui en Belgique.
L’imam marocain Hassan Iquioussen a été expulsé en janvier 2023 vers le Maroc par la Belgique, où il avait été arrêté le 30 septembre après son expulsion de France pour des “propos incitant à la haine et à la discrimination”, a annoncé son avocate française.
Ce prédicateur du nord de la France, dont le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé l’expulsion fin juillet, a été expulsé vers Casablanca après la délivrance jeudi d’un laisser-passer par les autorités marocaines, a précisé Me Lucie Simon.