Après Washington, Londres, Rome, Ottawa et Canberra suspendent leur aide à l’UNRWA!
Cédant au chantage exercé par l’entité sioniste, certains pays ont annoncé suspendre temporairement le financement de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), à savoir les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Australie et le Canada .
Après les États-Unis vendredi, c’est au tour de l’Italie, de l’Australie et du Canada d’annoncer, samedi 27 janvier, la suspension de leur financement de l’institution, selon Le Monde. Ces déclarations interviennent après des accusations portées par Israël selon lesquelles des employés de l’UNRWA pourraient être impliqués dans l’attaque sanglante du Hamas le 7 octobre.
Samedi, la cheffe de la diplomatie australienne, Penny Wong, s’est dite “profondément préoccupée” par les accusations contre l’UNRWA. « Nous parlons avec nos partenaires et allons suspendre temporairement le versement des financements récents », a-t-elle écrit sur le réseau social X. Son homologue italien, Antonio Tajani, a également dévoilé samedi sur X la suspension du « financement de l’UNRWA après l’atroce attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre ».
Dans l’après-midi de samedi, Londres a à son tour annoncé suspendre « temporairement » son aide à l’UNRWA, se disant « consterné » par les accusations contre l’agence onusienne.
La veille, vendredi, les États-Unis, principaux contributeurs de l’UNRWA, avaient annoncé suspendre « temporairement » tout financement additionnel à l’agence onusienne. Dans un communiqué, le porte-parole du département d’Etat américain, Matthew Miller, a expliqué que les États-Unis sont « extrêmement préoccupés par les accusations selon lesquelles douze employés de l’UNRWA pourraient avoir été impliqués dans l’attaque ». Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, s’est entretenu avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, afin de « souligner le besoin d’une enquête rapide et approfondie sur cette question ».
Le Hamas a pour sa part demandé dans un communiqué « aux Nations unies et organisations internationales de ne pas céder aux menaces et au chantage » d’Israël, accusant Israël de vouloir « couper les fonds et priver » la population de Gaza de toute aide internationale. Pour le secrétaire général du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, Hussein Al-Cheick, l’UNRWA a besoin d’« un soutien maximal » et « non qu’on lui coupe soutien et assistance ». « Nous appelons les pays qui ont annoncé la cessation de leur soutien à l’UNRWA à revenir immédiatement sur leur décision, qui implique des risques graves » pour l’assistance humanitaire, a également répliqué Al-Cheikh.
Centres de formation de l’UNRWA visés par l’armée israélienne
Ces accusations interviennent dans un contexte tendu entre l’UNRWA et Israël. L’agence onusienne a accusé deux chars israéliens d’avoir tiré mercredi sur un de ses centres de formation, situé à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Transformé en abri depuis le début de la guerre, il abrite des dizaines milliers de personnes déplacées. Treize personnes ont été tuées et plus de cinquante-six blessées, dont vingt et une dans un état critique, dans ces frappes, selon l’agence.
Rappelons que plus de 26000 personnes sont tombées en martyrs à Ghaza sous les bombardements de l’armée sioniste, pour la plupart des enfants et des femmes.