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BAC 2018: la lutte contre la fraude, le cheval de bataille de Benghabrit

Echoroukonline
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D.R
Salle d'examen

Les quelque 709.548 candidats sont attendus ce mercredi 20 juin 2018 pour passer les épreuves du baccalauréat qui s’étaleront sur cinq jours.

D’après les responsables du secteur, toutes les conditions semblent réunies pour que les examens se déroulent en toute sérénité.

A cet effet, le ministère de l’Education a enjoint aux directeurs des centres d’examen de mentionner les noms des absents parmi les surveillants retenus pour ce rendez-vous.

S’agissant des retardataires, les candidats disposent d’une demi-heure de temps pour rejoindre la salle d’examen. Passé ce délai (30’), ils seront renvoyés sachant que les sujets ne seront distribués qu’après la demi-heure, soit après que les candidats s’installent à leurs tables.

L’Office national des examens et concours (ONEC) devrait achever l’opération de distribution des sujets d’examen aux différents centres de conservation relevant des directions de l’éducation (DE). Celles-ci sont dotées -bien entendu- de caméras de surveillance pour empêcher d’éventuelles fuites, dont le phénomène reste la tache noire que le département de Benghabrit a toutes les peines du monde pour le vaincre.

Notons que des hélicoptères militaires sont mobilisés pour transporter les sujets d’examen vers les wilayas du sud du pays.

De leur côté, le ministère de la Communication et celui des TIC s’en chargent de bloquer l’accès aux réseaux sociaux (facebook), un des outils utilisés pour la tricherie.

Pour endiguer le phénomène de la triche,  le ministère de l’Education a mis en place en coordination avec le ministère de la Justice une commission nationale de lutte contre la fraude. Cette dernière est chargée de déférer le candidat -pris en flagrant délit de fraude- et ayant l’intention de publier le sujet sur les réseaux sociaux devant la justice. Une fois auditionné, il pourrait éventuellement être emprisonné. Quant au tricheur, il sera passible d’une expulsion de cinq (5) ans s’il s’agit d’un candidat scolarisé, et de dix (10) ans pour le candidat libre.

En outre, les candidats seront contrôlés pour ne pas introduire les éléments interdits, comme les téléphones portables (smartphones), les tablettes électroniques, les bluetooth…

Une cellule de crise pour empêcher la fuite des sujets

Ainsi, les équipes de lutte contre le crime électronique relevant de la gendarmerie et de la police nationales s’attèlent ce mardi à contrôler les sites visités par les candidats à des fins de tricherie en utilisant les techniques de la “3G”, dont les auteurs de fuite seront identifiés en l’espace d’une heure. En outre, une cellule de grise a été installée en coordination avec le ministère de l’Education pour contrecarrer le phénomène.

Nachida Kouadri / Traduit par: Moussa. K.

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