Ban Ki Moon maintient ses propos et annule sa visite au Maroc
En fin de semaine dernière, Rabat a accusé Ban Ki-moon d’avoir manqué à son devoir de neutralité en utilisant le mot “occupation” pour qualifier la présence marocaine au Sahara Occidental, territoire contrôlé par le royaume chérifien depuis 1975, souligne Reuters, qui ajoute que mardi, le gouvernement marocain a informé les Nations Unies qu’il réduirait les effectifs de la mission de l’ONU au Sahara Occidental tout en menaçant de se retirer des missions de maintien de la paix de l’ONU en réaction aux propos de Ban Ki-moon.
Au lendemain de la décision du royaume de réduire sa contribution à la Minurso, en signe de protestation aux propos de Ban Ki-moon sur le Sahara, jugés partiaux par Rabat, le secrétaire général de l’Organisation des nations unies n’a pas tardé à réagir. Ila décidé d’annuler la visite qu’il devait effectuer en juillet prochain au Maroc. Une réaction attendue de la part du SG de l’Onu, en particulier après la manifestation qui a rassemblé plus de 3 millions de personnes à Rabat dont il était la cible, chose qui a suscité sa colère et l’a poussé à sortir de sa réserve.
En effet, le porte-parole de Ban Ki Moon a affirmé que ce dernier maintient les déclarations qu’il avait faites lors de son passage en Algérie et à Tidouf,selon lesuqelles le Maroc occupe le Sahara. Sur l’annulation de la contribution marocaine à la mission de la Minurso, Stéphane Dujarric a indiqué que l’ONU va prendre « les mesures nécessaires pour garantir que la Minurso puisse continuer à remplir son mandat » et « remplacer quelque 3 millions de dollars que le Maroc versait pour assurer le logement et la nourriture des casques bleus ».
Après une rencontre entre Ban Ki-moon et le ministre marocain des Affaires étrangères, le Secrétaire général de l’ONU a déploré cette démarche du royaume qui visait directement sa personne et son institution, en initiant et en validant cette marche de Rabat. Non content de cette nouvelle sortie de Ban Ki-moon qui s’est fâché contre les autorités marocaines, une autre marche a été initiée à Laâyoune et a rassemblé quelque 180 000 personnes.