Bougherra Soltani disparaît de la scène politique!
L’ancien président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Bougherra Soltani ne donne toujours pas de signe de vie sur la scène politique, bien que sa famille politique ait défrayé la chronique à travers son initiative en faveur du “consensus national”.
En effet, Bougherra Soltani a l’habitude de se prononcer sur les questions qui faisaient l’actualité politique et médiatique du pays. En revanche, il a choisi actuellement de se tenir en retrait, ce qui n’a pas manqué de susciter des interrogations sur “cette absence et ce silence inhabituels”.
Echorouk avait tenté d’arracher de Soltani un commentaire sur l’initiative de son successeur et rival, Abderrazak Makri mais il s’est excusé poliment de ne pas pouvoir se prononcer là-dessus. Réaction étonnante dans la mesure où les autres formations – toutes obédiences confondues- contactées par Makri ont exprimé leur position vis-à-vis de cette idée initiée par le MSP.
A cet effet, il est utile de noter que les deux premières forces politiques du pays, en l’occurrence le FLN et le RND s’étaient opposées-elles à l’implication de l’institution militaire dans les affaires politiques, tout en réitérant leur soutien inconditionnel pour le président Bouteflika en vue de briguer un cinquième mandat.
Rappelons que le Mouvement a appelé l’armée à accompagner la transition démocratique, soutenant que le succès de son projet était tributaire de l’implication de cette dernière.
Comme ils ont écarté l’idée d’aller vers une période de transition, dont le Premier ministre, Ahmed Ouyahia a jugé qu’elle soit inutile dans la mesure où, à ses yeux, le pays ne vit pas de crise politique. Idem pour Amara Benyounès (Mouvement populaire algérien) qui a insisté sur la tenue des élections présidentielles à la date prévue, soit en avril 2019.
A l’heure qu’il est, l’on ignore toujours la position de Bougherra Soltani, lui qui n’a cessé, d’accoutumée, de tacler la ligne politique adoptée par son parti, dont il était aux commandes, et de réclamer de participer au gouvernement. Une revendication rejetée par la majorité des membres du conseil consultatif (majlis echoura).
Face à ce mutisme, les observateurs se demandent si Soltani décidera un jour de le briser et donner ainsi son avis par rapport à la démarche mise en avant par Makri.
Mohamed Meslem / Traduit par: Moussa. K.