CAN-2017: AADL, austérité, contestation compromettent les chances de l’Algérie
Les dirigeants du pays semblent divisés entre partisans et opposants à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2017), a-t-on appris de sources bien informées.
Si certains sont plutôt favorables à l’organisation de ce grand rendez-vous africain pour la deuxième fois après celui de 1990 (remporté par les Verts), d’autres sont en revanche pessimistes et refusent l’idée pour plusieurs raisons: politique, sociale et économique.
Toutefois, la voix des opposants semble plus audible, du moins actuellement, à en croire les propos même du ministre des Sports, Mohamed Tahmi qui a affirmé « la non-organisation de la CAN-2017 en Algérie n’est pas la fin du monde», ce qui laisse comprendre que ce dernier n’est pas tout à fait convaincu des chances de l’Algérie ayant présenté, selon le même responsable, “un dossier solide”.
Les plus pessimistes ont soutenu que l’Algérie n’était pas en mesure de s’engager auprès de la Confédération africaine de football (CAF) d’organiser la Coupe d’Afrique des nations (2017), compte tenu des engagements financiers et sécuritaires, d’autant plus que le gouvernement ait annoncé dernièrement des mesures d’austérité. S’ajoute à cela le volet sécuritaire, qui requiert du pays hôte d’assurer la sécurité des participants, ce qui devrait avoir un impact sur d’autres secteurs, notamment à la lumière des mouvements de contestation que connaît le front social.
En plus des multiples soucis engendrés par les manifestations anti-gaz de schiste, d’autres projets que les autorités algériennes avaient lancés, à savoir les logements «AADL», semblent jouer en défaveur de l’Algérie, elle qui s’est fixée comme priorité l’éradication de la crise de logement à l’horizon 2018.
Les partisans de l’organisation de la CAN 2017, estiment quant à eux que l’austérité, annoncée par le gouvernement, dictée par la baisse des cours des hydrocarbures, ne puisse constituer une pierre d’achoppement pour un tel événement. Selon eux, l’organisation de la CAN ne serait que bénéfique pour nos clubs qui bénéficieront des infrastructures et des stades qui seront construits exclusivement pour ce rendez-vous, sachant que l’Etat algérien et les instances sportives sont engagés à accompagner les clubs de Ligue 1 et 2 et promouvoir le professionnalisme, en aidant les clubs à avoir des infrastructures adéquats et des centres de formation. Ce qui permettra à l’Etat de «faire d’une pierre deux coups».
En tout cas, les passionnés du football et du foot africain connaîtront le nom le pays hôte de la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations, qui sera dévoilé, lors de la réunion du bureau exécutif (BE) de la CAN qui aura lieu le 8 avril prochain.