Des économistes tirent la sonnette d’alarme quant à l’absence d’une stratégie nationale de développement
Des experts en économie ont mis en garde les organismes de soutien à l'emploi de jeunes, contre l’excès de projets orientés vers le secteur des services, notamment le transport de voyageurs et de marchandises…
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Ces experts ont indiqué que la conjoncture actuelle indique l’existence d’une situation de saturation dans ces branches, et qui imposerait la révision globale et une nouvelle orientation des projets du jeune entrepreneur vers des activités de productivité dans les secteurs agricole et industriel, à leur tête les branches des industries agroalimentaire, électrique et de pièces détachées.
L’économiste M’hamed Hamidouche a déclaré à Echorouk que le problème actuel au niveau de l’Ansej (emploi de jeunes ) et même au niveau de la Cnac ( assurance chômage ) ou bien même au niveau de l’Angem ( gestion du micro-crédit ), est que l’octroi de crédits se faisait à court terme sur des bases politiques et non pas économiques. L’économiste Hamidouche a ajouté que l’absence d’un plan national de développement a fait que ces organismes chargés de l’emploi sont incapables de contribuer positivement dans la création de postes permanents et de renforcer des activités économiques capables de remplacer les importations.
Hamidouche a révélé que la seule garantie pour les banques et les jeunes, eux-mêmes, est de se baser sur des critères économiques qui exigeraient du maître d’ouvrage de présenter un plan du projet faisant l’objet d’une étude réelle du marché pour connaître les éventuels problèmes de manière exacte.
L’économiste Hamidouche a révélé que la seule façon garantissant la présentation de réponses objectives est de trouver une vraie stratégie nationale de développement, définissant scientifiquement tous les secteurs d’activité qu’il faudrait promouvoir. Hamidouche a ajouté que les succès réalisés par les pays du sud de l’Asie, l’Iran et le Brésil sont dus à la définition de secteurs d’activité et les branches de production.
Pour sa part, l’expert Abderahmane Mebtoul, a affirmé à Echorouk que des statistiques indiquent que 80 % des demandes formulées par les jeunes dans les différentes formules d’emploi, sont orientées vers les secteurs des services, à leur tête le transport de voyageurs et de marchandises. Mebtoul a ajouté que cette situation n’arrange pas l’Algérie à cause de la faiblesse de l’appareil de productivité nationale dans les deux secteurs, mécanique et véhicules de transport.