Élections législatives en Égypte sur fond de mesures sécuritaires
Le premier tour des élections législatives en Égypte a débuté lundi matin à travers neuf provinces dont le Caire et Alexandrie sur fond de mesures sécuritaires strictes.
Quelque 17,5 millions d’électeurs sont attendus à ces élections qui s’étaleront sur deux jours (lundi et mardi) notamment dans les provinces du Caire, Alexandrie, Fayoum, Port Saïd, Damiette, Kafr el-Sheik, Assiout et la Mer rouge. La participation était importante durant la matinée, notamment celle des femmes qui ont dû attendre une heure avant l’arrivée des bulletins de vote dans certains centres, comme dans les villes de Nasr et Kasr Nil, a-t-on relevé.
Appartenant en majorité à des partis, 3809 candidats sont en lice dans les systèmes individuels et des listes pour occuper les 168 sièges consacrés à ces provinces. Le Parti de la liberté et la justice issu de la confrérie des Frères musulmans détient le plus grand nombre de candidats. Ce scrutin de deux jours suscite des craintes sur la sécurisation des urnes durant le temps qui s’écoule entre la fin de la première journée et le début du deuxième jour du vote.
Les autorités égyptiennes ont fait appel à des organisations internationales pour surveiller ces élections, à l’instar de l’Observatoire des élections dans le monde arabe et des ONG internationales tel le “Centre Carter” et plusieurs associations représentant la société civile égyptienne. Le premier tour de ces élections se tient dans un climat de tensions sécuritaires et politiques engendrées par les violences qui ont fait 42 morts et des centaines de blessés depuis le 19 novembre.
L’opération de vote a coïncidé avec des manifestations massives à la place Tahrir au Caire à l’appel de la Coalition de la jeunesse de la révolution pour demander le transfert du pouvoir aux civils et contester les horaires des élections.
“Nous ne permettrons à qui que ce soit ou à une quelconque partie de faire pression sur les forces armées”, a averti le maréchal Hussein Tantaoui. A cet effet, des éléments des forces armées et de la police civile ont été déployés autour des sièges des commissions électorales dans le cadre d’un plan arrêté par le conseil militaire pour faire face aux actes de violence qui visent à perturber le bon déroulement du scrutin.
Outre ces mesures sécuritaires, une activité politique intense a été marquée ces dernières 24h par la rencontre entre le maréchal Tantaoui et des dirigeants politiques en vue de cerner la crise. Il a été décidé la création d’un conseil consultatif composé de personnalités politiques et nationales qui se propose de résoudre les problèmes politiques et socio-économiques durant cette période.
Les élections législatives se déroulent en trois étapes. Le deuxième tour est prévu le 14 décembre et concerne 9 provinces tandis que le troisième tour se tiendra le 3 janvier 2012 dans neuf provinces également.