Feghouli: « Rajevac ne connaissait pas le nom des joueurs, leurs positions»
L’international algérien de West Ham, Sofiance Feghouli a tiré à boulets rouges sur le désormais ex-coach des Verts, Milovan Rajevac, estimant qu’ « il y avait peut-être eu une erreur de casting de la Fédération concernant Rajevac».
Une déclaration qui ne devrait absolument pas plaire à Raouraoua qui était bien-entendu à l’origine du recrutement du technicien serbe au lendemain du départ de Christian Gourcuff.
Après le semi-échec face au Cameroun, certes, difficile à digérer, le milieu de terrain des Verts est revenu dans un entretien accordé au site électronique français « SOFOOT » sur la question du coach Rajevac, ce qui s’est passé durant le match opposant l’Algérie au Cameroun et ce qui s’est passé dans les vestiaires entre joueurs et coach, dont le dernier aurait été poussé à résilier son contrat et plier bagage.
Affirmant ce qu’a été rapporté par la presse nationale après le match face au Cameroun (1 à 1), Feghouli a révélé que rien n’allait bien avec l’ancien sélectionneur du Ghana.
« Avec le coach, ça a été difficile dès le mois de septembre. Pour son premier match, contre le Lesotho, on s’est aperçus tout de suite que ça ne passait pas vraiment avec les joueurs. Dans la communication, les méthodes… », a-t-il soutenu, précisant qu’ « Il (Rajevac) ne connaissait pas le nom des joueurs, leurs positions. Donc, ça devenait très difficile».
Le pensionnaire de West Ham n’a pas non plus omis de critiquer le coach pour la manière avec laquelle a été préparé le premier match des éliminatoires du Mondial 2018. « La préparation a vraiment été délicate. On avait très peu de renseignements sur l’adversaire (Cameroun), on a peu travaillé tactiquement. En gros, on n’a pas travaillé comme on devait», a-t-il avoué, avant d’enchaîner : « Ensuite, les vingt-trois joueurs ont pris leurs responsabilités. On a envie d’aller au Mondial, on en a discuté entre nous et on a fait remonter les informations à la Fédération, parce que c’est elle qui gère ces situations de crise… Puis le président de la Fédé s’est réuni avec le staff technique, l’entraîneur».
« On s’est aperçus qu’il y avait peut-être eu une erreur de casting de la Fédération concernant Rajevac», estime-t-il.
S’agissant d’altercations ayant eu lieu dans les vestiaires à l’issue de la partie, l’ancien joueur de FC Valence a dit: « On est des compétiteurs. Là, on a vu qu’on n’avait pas réussi à battre le Cameroun, qui était quand même prenable. Donc on était forcément déçus et en colère, comme ça peut se passer partout, parce qu’on est les premiers à vouloir aller au Mondial».
Feghouli s’en est également pris à la presse algérienne: « J’ai entendu des choses très déplacées, méchantes, de la part de la presse algérienne. Ça ne peut que nuire au groupe et au staff de parler de la sorte sur nous. Je peux vous dire que tous ces gens ne connaissent pas la vérité ».
Pointé du doigt dans le limogeage de Rajevac, l’ancien jour de l’Olympique Lyonnais (OL) s’est défendu en estimant: « C’est un peu gros quand même, non ? Même si tout ce qui se passe dans un vestiaire doit rester dans l’intimité du vestiaire, je peux vous dire que ce n’est jamais allé jusque-là. Nous, les joueurs, on n’a aucun pouvoir décisionnaire sur le choix de l’entraîneur».
Interrogé sur son état d’esprit après avoir été sur le banc des remplaçants, il répond que « Jouer, pas jouer, titulaire, banc, je n’en ai pas fait un problème», ajoutant que « je n’ai pas d’ego avec la sélection nationale, je joue pour le drapeau et je ne réfléchis pas à mon cas personnel. Je suis le premier dans le vestiaire à encourager mes frères de la sélection, pour gagner les matchs ».
Et Feghouli de se défendre: « L’étiquette ou l’image que certains essaient de donner de moi ou mes coéquipiers est totalement fausse».
Interrogé sur sa situation en Premier League avec West Ham, il dit d’un ton confiant: « Tous les jours, je suis là, je vois comment ça se passe. Je suis confiant pour la suite de la saison, au vu de la qualité des joueurs qu’on a, des efforts du staff pour redresser la situation».