Financement d'El Qaïda : les aveux d'El Makdissi
Le leader du Salafisme djihadiste, Abou Mohamed El Makdissi, de son vrai nom Issam Tahar El barkaoui, a été entendu par la justice jordanienne, lors d’une audience qui a été caractérisée par des déclarations inhabituelles…
L’accusé a étonné les magistrats lorsqu’il a déclaré « on m’a proposé d’importantes sommes d’argent en contrepartie d’enregistrer une interview à la télévision dans laquelle je me lave les mains du Salafisme djihadiste et en contrepartie d’abandonner mes convictions et mes principes ». « J’ai refusé cette proposition car la récompense de Dieu est meilleure et éternelle », a-t-il ajouté.
Ce salafiste et djihadiste, âgé de 45 ans, marié et père de trois enfants, avait envoyé un de ces fils participer au Djihad (guerre sainte) en Irak. L’avocat de Abou Mohamed El Makdissi, rencontré en Jordanie, a indiqué au journal Echorouk que la justice jordanienne accuse son client de financer l’organisation terroriste El Qaïda en Afghanistan. L’enquête diligentée sur cette question a révélé que ce salafiste et djihadiste avait envoyé 850 dollars aux pauvres de la région Torabora située dans les montagnes afghanes. « Mon client est un prisonnier d’opinion », a estimé son avocat. Se défendant contre cette accusation, l’accusé a expliqué que cette somme (850 dollars) est insignifiante et ne représente même pas le prix des sac-poubelles utilisés par les éléments armés des Talibans.
Commentant ce qui se passe actuellement dans plusieurs pays arabes, El Makdissi a approuvé la Fatwa du Chikh Al Qardaoui qui a autorisé l’assassinat du numéro un libyen Mouammar Kadhafi. S’agissant des événements de la Tunisie, la salafiste a critiqué l’Arabie Saoudite pour avoir accueilli l’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.