Ghouini participe, Djaballah ne sera pas candidat et Benmohamed s’excuse
Le président du Mouvement El Islah, Filali Ghouini a annoncé, samedi, la participation de son parti aux élections présidentielles du 12 décembre prochain.
Ghouini a salué, lors d’une conférence qu’il a animée à la daïra de Salah Bey à Sétif l’accompagnement de l’Armée au peuple et loué la tenue de tous ses engagements.
Par ailleurs, il a incité les citoyens à s’inscrire sur des listes électorales pour élire leur futur président en toute liberté.
Djaballah : « Je ne serai pas candidat… »
Le Front pour la justice et le développement (FJD) a annoncé, samedi, que son président Abdallah Djaballah ne prendra pas part aux élections présidentielles.
Le FJD a affirmé dans un communiqué sanctionnant la réunion du conseil consultatif qu’il ne présentera pas un candidat, tout en soulignant en revanche qu’ « il ne boycottera pas le scrutin ».
Le président du FJD Abdallah Djaballah a appelé à l’exclusion des partis politiques impliqués dans l’ancien système lors des prochaines élections présidentielles.
« Nous croyons à la non-exclusion d’aucune partie dans le processus électoral, mais il appartient à sanctionner les formations qui sont à l’origine de la situation actuelle », estimant par là même que la seule solution à la crise réside dans l’organisation des élections transparentes.
Pour lui, écarter les partis au pouvoir qui sont derrière la crise que vit le pays demeure un signal fort quant à « la bonne intention des responsables d’aller vers le changement et écarter les symboles de l’ancien régime ».
S’agissant du Hirak, le chef de file du FJD a expliqué que sa formation « prenait ses positions sur la base des revendications du peuple », ajoutant qu’ « il ne faut pas ignorer le processus engagé par les forces de changement auquel ont pris part des personnalités politiques et nationales qui ont mis en avant des solutions et des propositions qui rejoignent les revendications du peuple algérien ».
Benmohamed : « Je m’approche des 77 ans »
L’ancien ministre de l’Education nationale, Ali Benmohamed s’est excusé, samedi, auprès des intellectuels et des élites qui l’ont sollicité de se représenter au prochain scrutin.
« Maintenant que je m’approche des 77 ans et que les hôpitaux et les cliniques privées deviennent des lieux que je visite fréquemment, mes sympathisants me sollicitent de me porter candidat à la présidentielle », a dit l’ancien ministre de l’Education.
Ali Benmohamed a usé d’expressions pleines d’émotion à l’endroit de ceux qui souhaitent qu’il se déclare candidat. « Je tiens à remercier chaleureusement les initiateurs là où ils se trouvent qu’il s’agisse de ceux que j’ai côtoyés ou de ceux que je n’ai jamais eu contact avec ».
Interrogé sur la candidature de Tebboune, Benmohamed dira : « Nous avons enregistré plusieurs remarques sur l’ouverture de la candidature à des gens qui ont gouverné par le passé contre lesquels le peuple s’est révolté ».
« Aujourd’hui, nous nous interrogeons si autoriser à ces gens d’êtres candidats serait un gage de sincérité quant à l’organisation des élections transparents ou autre », s’est-il demandé.