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Giorgia Meloni accuse “Stellantis” de favoriser les intérêts français!

Echoroukonline
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D.R

La présidente du conseil italien Giorgia Meloni se lance dans une épreuve de force avec le constructeur franco-italo-américain “Stellantis” et son actionnaire principal, la famille Agnelli, afin de relocaliser la production de véhicules dans les usines italiennes.

Giorgia Meloni  veut plus de véhicules produits dans la Péninsule et davantage d’influence sur le groupe automobile Stellantis, issu de la fusion, en 2021, de Fiat Chrysler, l’héritier du constructeur national, avec le groupe français PSA. En ce début de campagne pour les élections européennes de juin, la cheffe de l’exécutif reproche à la multinationale d’être soumise aux intérêts français et de sacrifier la production et les emplois italiens.

John Elkann, président de Stellantis, est visé au premier chef, et avec lui la famille Agnelli, la plus brillante dynastie de l’aristocratie industrielle italienne, dont le patriarche, Giovanni, fut le fondateur de Fiat et dont Elkann est l’héritier. A travers sa holding Exor, elle est le principal actionnaire de Stellantis, possédant 14,3 % de ses parts.

Parlant du « groupe Fiat », Mme Meloni a déclaré, devant la Chambre des députés, mercredi 24 janvier, que l’entreprise représentait « une part importante de l’histoire industrielle nationale (…), ce qui signifie [qu’il fallait] avoir aussi le courage de critiquer les choix du management, comme le transfert du siège fiscal à l’étranger ou la prétendue fusion avec le groupe français PSA, qui cachait en réalité une acquisition par la partie française du groupe historique italien », selon Le Monde.

Le « made in Italy », un thème politique majeur

A travers la Banque publique d’investissement, la France détient en effet 6,1 % des actifs de Stellantis, qui est domicilié aux Pays-Bas. Or, le thème d’une prédation française sur les groupes industriels nationaux est récurrent dans le discours politique italien. « Aujourd’hui, à Stellantis, siège un représentant du gouvernement français. Ce n’est pas un hasard si les choix industriels du groupe tiennent davantage compte des demandes françaises », a ainsi accusé Mme Meloni.

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