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J-3 Algérie-Belgique: « Nous sommes prêts », confie Halilhodzic

الشروق أونلاين
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S’exprimant sur les préparatifs de son équipe en prévision de la Coupe du monde, le coach bosnien, Vahid Halilhodzic n’a pas caché ses craintes de voir son team pénalisé par les erreurs arbitrales, comme c’est le cas à l’occasion du match d’ouverture entre le Brésil, pays organisateur, et la Croatie.

Lors de son de presse animé vendredi au Brésil, le sélectionneur national n’a pas dissimulé ses crainte de voir les erreurs arbitrales, dont les Verts étaient victimes lors de la CAN 2013, se reproduire à l’occasion de ce Mondial où les erreurs des arbitres ne cessent de se multiplier de match en match, à commencer du match d’ouverture. « La Coupe du monde se joue sur de petits détails, peut-être que vous avez aperçu ce qui s’est passé à la Croatie lors de son match face à la Seleçao. Nous avions déjà vécu un même scénario lors du match des barrages contre le Burkina Faso disputé à Ouagadougou », déplore-t-il. « L’arbitre a sifflé un penalty imaginaire en faveur des Brésiliens et a faussé ainsi le score du match au profit de la Seleçao », estime le coach algérien.  

« La Croatie est un Etat européen, que dire des petites sélections comme l’Algérie qui risque d’être victime des fautes des arbitres. Moi personnelle, je prévois le pire et préparez-vous pour ce genre de scénarios. Pensez-vous que les referees vont traiter les grandes sélections au même titre que les petites sélections? Ces petits détails peuvent influer sur les résultats des rencontres, d’où il nous fallait ne pas tomber dans ce piège et se préparer bien sur le plan psychologique », ajoute le technicien bosniaque.

Les Belges sont fortement favoris…je les respecte mais je ne me soucie guère de ce qu’ils disent

En se plaisantant avec un journaliste belge, Halilhodzic a demandé à un journaliste d’où il est. « Tu es belge…moi je suis ici pour les Algériens », lui a dit le coach bosnien avant de s’exprimer sur le match de mardi 17 juin face aux Diables rouges, « la Belgique a une grande équipe, et elle est nettement donnée favorite pour passer le premier tour. Je pense qu’elle soit la surprise du Mondial. Cependant, dans les disciplines collectives tout peut arriver. D’ailleurs, nous avons beaucoup travaillé et nous tentons réalisé un important exploit face à la Belgique que nous respections », s’adresse-t-il à la presse.

Revenant sur les récentes déclarations du coach belge, Halilhodzic a rétorqué: « ça ne m’intéresse pas ce qu’ils disent et je ne lis même pas ce qu’ils écrivent. Je suis conscient de ce qu’il nous attend et ce qui m’intéresse c’est bel et bien mon équipe. Nos points faibles sont notre force. S’il y a une personne qui sait ce qui se passe au sein de l’équipe et dans son entourage, c’est bien moi seul ».

La pression est bénéfique aux joueurs, il faut juste la gérer intelligemment

Quant à la pression que vive la sélection à J-3 de son entrée en lice face aux Belges, Halilhodzic a indiqué que « la pression est inéluctable, car nous ne sommes pas en train de nous préparer pour un tournoi interquartiers. N’avez-vous pas vu la pression qui se lit sur les visages des Brésiliens lors du match d’ouverture qu’ils ont remporté quand même. L’essentiel, c’est de savoir comment la gérer pour éviter l’explosion ».   

Nos joueurs manquent d’expérience mais ils sont sûrs d’eux-mêmes

 

A la question de savoir si le temps lui était suffisant pour préparer ses gars à ce rendez-vous, il a répondu avec un ton de plaisanterie « j’aurais souhaité me préparer pour le Mondial  depuis deux ou trois ans, mais l’occasion ne m’était pas offerte », ajoutant que « préparer une équipe pour un grand rendez-vous comme le Mondial nécessite beaucoup de temps. Il n’est pas plutôt facile de former une équipe, et tous les entraîneurs rencontrent ce type de problèmes. Moi par exemple, pour reconstruire mon équipe, j’ai dû revenir à la case départ. Actuellement, nous avons une équipe jeune qui manque d’expérience et qui a besoin d’énormément de temps pour progresser davantage. Toutefois, nous n’avons un point positif, la grande confiance dont jouissent nos joueurs ».

Le joueur algérien bavarde trop, il nous fallait marquer plus de buts pour nous qualifier

« Le joueur algérien parle trop. Nous devons faire preuve de sérénité et éviter de parler des futilités », lance-t-il en souriant, ajoutant « tout le monde en parle d’une qualification au second tour. D’abord, nous devons marquer un but comme première démarche, et si nous voulions nous qualifier, nous devrions inscrire plus de buts ».

Interrogé sur son onze à aligner face à la Belgique, il a répondu que « j’ai en tête 23 joueurs et non pas onze ».

J’ai une idée sur nos adversaires depuis janvier dernier

S’agissant de ses adversaires immédiats en Coupe du monde, l’ancien sélectionneur de la Côte d’Ivoire a fait savoir avoir eu une idée sur ses adversaires depuis le mois de janvier dernier. « A mes yeux, le Mondial a commencé en janvier dernier, j’ai tout noté là-dessus et  j’ai eu une idée globale sur les équipes que nous jouons. Je sais depuis un moment comment jouer face à nos adversaires, la Belgique, la Corée du Sud et la Russie », confie-t-il. « Au Brésil, nous sommes confrontés à de nombreux obstacles et problèmes. Notre sélection manque d’expérience dans ce genre de compétitions, nous ne pouvons pas tout changer et devons plutôt respecter nos adversaires et avoir la confiance de réaliser un exploit en Coupe du monde », relève-t-il.

J’ai envie de rééditer ce qu’a fait l’Algérie au Mondial 1982

Pour Halilhodzic, le premier match face à la Belgique n’est pas décisif pour la suite du tournoi. « Il nous appartient de faire un bon résultat contre la Belgique et de livrer un match exceptionnel. Un match que l’Algérie n’a jamais fourni auparavant », a souligné le coach en allant loin en déclarant: « J’ai envie de livrer un match qui que tout le monde se rappellera comme ce match Algérie-Allemagne au Mondial 1982. Nous devons tenter le rééditer ».

Je veux isoler mes joueurs que de les laisser sur les plages de Copacabana  

 

Quant à l’atmosphère qui règne au sein du groupe, le coach dira « je préfère que les joueurs s’expriment sur cela. Moi, je peux vous dire qu’ils mangent pas et se préparent dans d’excellentes conditions ». « Nous sommes dans un superbe centre qui nous ne permet de nous bien préparer, bien qu’il y a quelques joueurs qui ont envie de balader sur les plages de Copacabana. Mais, moi je préfère plutôt les isoler du monde extérieur. Notre préparation était bonne à Sidi Moussa, en Suisse et même ici au Brésil. Tout était bien, à l’exception du comportement des supporters à l’occasion du match amical face à la Roumanie », estime-t-il. 

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