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"Jamais le Canada ne fera partie des États-Unis"

La réponse catégorique de Justin Trudeau à Donald Trump!

Echoroukonline
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La réponse catégorique de Justin Trudeau à Donald Trump!
D.R

Le Premier ministre démissionnaire canadien Justin Trudeau a réagi aux propos de Donald Trump qui menace d’user de la “force économique” des États-Unis contre le Canada tout en évoquant l’idée de faire du pays le 51e État américain.

Le Canada ne “reculera jamais face aux menaces” de Donald Trump et ne fera jamais partie des États-Unis, ont affirmé mardi les autorités canadiennes après que le président élu a menacé de faire usage de la “force économique” contre le Canada.

“Les commentaires du président élu Trump démontrent une incompréhension totale de ce qui fait du Canada un pays fort. Nous ne reculerons jamais face aux menaces”, a déclaré sur X Mélanie Joly, la ministre des Affaires étrangères. Peu après, le Premier ministre démissionnaire Justin Trudeau a ajouté: “Jamais, au grand jamais, le Canada ne fera partie des États-Unis”, a rapporté BFMTV.

Concernant le Canada, en pleine transition politique depuis que le Premier ministre Justin Trudeau a annoncé lundi sa démission, Donald Trump a exclu d’envoyer l’armée. Mais il a menacé de faire usage de la “force économique” après avoir affirmé la veille qu’il était dans l’intérêt du pays de devenir le “51e Etat” américain.

Trump vise-t-il l’annexion du Canada et du Panama à son pays?

Le président élu des États-Unis Donald Trump a profité de ses vœux de Noël pour à nouveau tenir des propos laissant entendre qu’il souhaiterait intégrer le canal de Panama ou le Canada au territoire de son pays.

Les présidents sortant Joe Biden et élu Donald Trump ont envoyé mercredi 25 décembre des messages de Noël complètement différents, Trump réitérant ses propos polémiques sur le canal de Panama, le Canada et le Groenland.

Alors que Biden a choisi des formules classiques pour son “dernier” Noël “comme président”, souhaitant que le pays continue “à rechercher la lumière de la liberté et de l’amour, de la bonté et de la compassion, de la dignité et de la décence”, Donald Trump a lui envoyé une série de messages provocateurs sur son réseau social Truth, a rapporté BFMTV.

Après avoir menacé samedi de reprendre le contrôle du canal de Panama, le président élu a notamment répété ses accusations d’ingérence chinoise. “Joyeux Noël à tous, y compris aux merveilleux soldats chinois qui exploitent avec amour, mais illégalement, le canal de Panama”.

Trump, qui a estimé samedi que les bateaux américains devraient payer moins cher le passage à travers le canal reliant le Pacifique à l’Atlantique, a profité de l’occasion pour nommer Kevin Marino Cabrera comme prochain ambassadeur au Panama, “un pays qui nous arnaque (…) bien au-delà de leurs rêves les plus fous”.

Le canal de Panama, construit par les États-Unis et inauguré en 1914, est passé aux mains des Panaméens le 31 décembre 1999 en vertu de traités signés en 1977 par le président américain de l’époque, Jimmy Carter.

“Le canal n’est contrôlé, directement ou indirectement, ni par la Chine, ni par la Communauté européenne, ni par les États-Unis ni toute autre puissance. En tant que Panaméen, je rejette fermement toute expression qui déforme cette réalité”, avait rétorqué dimanche le président du Panama, José Raúl Mulino, avant qu’une manifestation anti-Trump réunisse mardi une centaine de personnes devant l’ambassade américaine à Panama.

Trudeau qualifié de “gouverneur”

Autre cible du message de Noël de Trump, le Canada, qu’il continue à considérer comme un possible “51ème Etat”, qualifiant le Premier ministre Justin Trudeau de “gouverneur”: “Si le Canada devenait notre 51e État, leurs impôts seraient réduits de plus de 60%, leurs entreprises doubleraient immédiatement de taille et ils seraient protégés militairement comme aucun autre pays au monde”.

Donald Trump a aussi rappelé ses prétentions sur le Groenland, territoire glacé grand comme quatre fois la France qu’il considère comme stratégique: “Les habitants du Groenland dont les États-Unis ont besoin pour leur sécurité nationale, veulent que les États-Unis soient présents, et nous le serons!”

“Le Groenland est à nous” et n’est “pas à vendre”, a déclaré lundi Mute Egede, le Premier ministre du territoire autonome appartenant au Danemark.

Quand Trump dit que le Canada pourrait devenir le 51e État américain!

Il ne faudrait jamais prendre à la légère les propos de Trump, fussent-ils dits sur le ton de la plaisanterie. Pour un dictateur en puissance comme lui, l’humour n’est jamais une émanation de l’esprit mais bien plus un moyen comme un autre d’incarner une volonté de puissance. Si bien que lorsqu’il écrit sur son réseau social: «De nombreux Canadiens veulent que le Canada devienne le 51e État. Ils économiseraient massivement sur les impôts et la protection militaire. Je pense que c’est une excellente idée. 51e État !!!», le plus avisé serait de prêter attention à ce qui pourrait nous apparaître de prime abord comme une simple blague.

Il faut bien comprendre qu’avec la réélection de Trump, nous entrons dans une période où il nous faut changer de fond en comble notre manière d’appréhender le réel. Il ne s’agit pas de savoir si Trump est fou, sénile ou stupide mais de réaliser que son rapport à la vérité et à la raison est si altéré que, de ce chaos, il peut sortir tout et n’importe quoi. Surtout, il ne faut jamais sous-estimer la portée de ses outrances et autres saillies verbales, qui sont toujours l’expression d’un désir latent de passer outre l’ordre établi du monde, a rapporté le site Slate.

Chez une personne aussi instable que peut l’être Donald Trump, la raison est remplacée par une exaltation du moi qui ne connaît pour ainsi dire aucune limite. Nous quittons le domaine de la provocation pour pénétrer dans les champs secrets de la folie, du désordre mental où rien ne résiste aux élans d’une pensée aussi frustre que brutale. Cette voix-là, il faut donc l’entendre et la prendre au mot.

À partir du moment où plus rien n’appartient au domaine du sacré, de l’intouchable, de l’ordre immémorial des choses, évoquer l’hypothèse d’un rapprochement plus ou moins contraint entre les États-Unis et le Canada perd de sa loufoquerie pour apparaître comme une possibilité bien réelle. Après tout, si on s’affranchit de toute morale, il faudrait être bien sot pour ne pas l’envisager.

Voilà un pays, le deuxième le plus vaste au monde, qui longe toute votre frontière au nord, une contrée prospère relativement peu peuplée, dotée de richesses naturelles considérables où se succèdent à perte de vue champs pétrolifères et surfaces agricoles. Au nom de quoi, de quels principes, faudrait-il s’en détourner alors qu’il suffirait de presque rien pour mettre la main dessus et en tirer de substantiels bénéfices?

On dira les conventions internationales, l’entente cordiale entre deux pays amis, la marche du monde qui ne permet pas de coloniser ce qui ne vous appartient pas, mais quand une civilisation s’écroule, lorsqu’un pays prend le chemin de la déliquescence, à l’heure où un empire s’effondre, il emporte avec lui ce qui naguère semblait relever de l’évidence: le respect d’autrui et sa légitimité à exister.

Il pourrait s’agir d’une annexion, d’une invasion en bonne et due forme, d’une proposition de partenariat si pleine de menaces que le Canada n’aurait d’autre choix que de s’y plier. Concrètement, si jamais un jour pareille entreprise était lancée, que pourrait opposer le Canada si ce n’est des paroles, des protestations, des appels à la raison voués à rester lettre morte? Il se soumettra par nécessité, dans son désir d’épargner à sa population des morts inutiles.

Cela semble être fou, cela ne l’est pas si on conçoit Trump comme le symptôme d’un monde de plus en plus gangrené par la violence, le complotisme, le populisme et sa souveraine bêtise. Par réflexe, par paresse, par habitude, on est enclin à penser que le monde qui a surgi des entrailles de la Seconde Guerre mondiale a vocation à demeurer en l’état jusqu’à la fin des temps. Ce faisant, on oublie que les leçons apprises dans les livres d’histoire ne sont ni des allégories ni des récits fictifs mais des faits avérés où, de conquêtes en conquêtes, de morts en morts, les hommes ont épousé le plus vil de leurs penchants.

Faire main basse sur le Canada est une option parmi d’autres et rien ne dit qu’elle se réalisera un jour. Il n’empêche, refuser même d’y penser serait une funeste erreur. Il faut s’attendre à tout avec le 47è président US.

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